MISSION A MADAGASCAR
Une première mission en Mars 2006
Suivi écologique des lémuriens dans la réserve de Zahaména et reconnaissance d’un circuit écotouristique.
Après dix heures de vol, nous passerons notre première nuit à Antanarivo.
Nous mettrons deux jours pour atteindre le lieu de la mission.
Une journée en 4X4 pour arriver jusqu'à la ville la plus proche de la réserve de ZAHAMENA.
Cette première journée nous fait découvrir les paysages malgaches avec sa terre rouge.
Les pluies ravinent la plupart des pistes dès que ces dernières montrent une légère dénivellation. Il est très difficile de les maintenir en état pour que les véhicules puissent les emprunter.
Pour la deuxième journée, nous ferons deux heures de piste.
La marche sera ensuite le seul moyen de locomotion jusqu'à la fin de la mission
Nous arriverons en fin de journée alors que la nuit est déjà tombée dans un état de fatigue assez avancé.
Le seul chemin qui permette d'accéder dans la vallée où se trouve notre premier campement traverse une forêt primaire avec un dénivelé de plusieurs centaines de mètres. Le-dit sentier est parsemé de ruisseaux qu'il faut traverser en équilibre sur des troncs d'arbre ou d'arbuste selon les cas. De nombreuses racines sont en travers du chemin.
La pluie sera omniprésente pendant tout le trajet.
Ce n'est vraiment que le lendemain que nous pourrons vraiment apprécier le paysage qui nous entoure.
La réserve de Zahaména se trouve dans une enclave eutourée de forêt primaire. Les trois villages qui se trouvent dans la vallée vivent en autarcie totale.
Pour éviter une déforestation abusive qui est malheureusement déjà très présente à Madagascar, une réserve a été créée dans le but de préserver la forêt et ses habitants.
De nombreux lémuriens vivent ici.
L'ANGAP, organisme d'Etat, a en charge de faire respecter les règles établies pour préserver la réserve auprès des habitants et des touristes éventuels. Des accords de principe sont en vigueur entre les gardes locaux et les villageois. Ces accords sont basés sur le respect et la confiance mutuelle.
Sur ce que j'ai pu constaté pendant mon séjour, ce principe fonctionne très bien et devrait servir d'exemple à beaucoup d'autres actions de ce type.
La première semaine de notre mission consistait à inventorier les espèces de lémuriens rencontrées lors de nos sorties journalières.
La région où nous sommes est souvent arrosée par des pluies et les conditions seront souvent très humides.
Nous rencontrerons plusieurs espèces de lémuriens dont une espèce nocturne.
Le plus populaire, l'INDRI INDRI restera bien caché dans la forêt.
Nous aurons cependant l'occasion de l'entendre pratiquement tous les jours.
Son cri est très caractéristique et s'entend à plusieurs kilomètres à la ronde.
La deuxième semaine est consacrée à la reconnaissance d'un circuit écotouristique d'une quarantaine de kilomètres en forêt primaire. Nous ne ferons qu'une dizaine de kilomètres à cause d'une météo toujours très humide.
Le campement en pleine forêt est un modèle du genre, complètement intégré à l'environnement.
La rivière toute proche sert de salle de bain.
Un vrai retour à la nature .
Nous terminerons ces deux semaines avec des images plein la tête et l'impression d'avoir participé à une action utile pour l'environnement. Les rencontres avec les villageois resterons des grands moments d'émotion.