MISSION AU BENIN

Publié le par philgou

             MARS 2007 AU BENIN

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Création d'une photothèque des espèces animales des forêts de Lama, de Lokoli et de la vallée de l'Ouémé


Six heures de vol pour arriver à COTONOU où nous passerons notre première nuit. Jean-Yves et moi-même formons l'équipe d'écovolontaires pour cette mission.DSC-0188--Small-.JPG
Dès le lendemain 6h, direction la forêt de LAMA. Georges, notre représentant local et Alfred, le chauffeur, sont avec nous.  
Après avoir déposé nos bagages à Bohicon où nous serons hébergés, nous repartons pour une première reconnaissance. DSC-0145--Small-.JPG
La forêt de Lama se trouve à une demi heure de route de Bohicon. Georges nous fait faire le tour en voiture en nous expliquant comment elle est structurée. Environ 2500 ha où se trouvent 7 layons (chemins) qui la traversent intégralement.DSC-0372--Medium-.JPG
 Cette première incursion nous donne un aperçu des difficultés futures. La chaleur, omniprésente, est un handicap pour les randonnées quotidiennes. La forêt est impénétrable la majeure partie du temps et la luminosité en sous bois n'est pas des plus adéquate pour faire des photos. 
Sur le chemin du retour à Bohicon nous assistons à une manifestation. Nous sommes en pleine campagne électorale pour les législatives.DSC-0700--Small-.JPG 
A cette occasion, les défilés de motos et de voitures accompagnés de lâchés de tracts dans la rue sont frDSC-0641--Medium---Small-.JPGéquents. 
Tous les matins nous partons vers 7h00 pour profiter pleinement de la fraîcheur. 
L'activité des animaux est également plus importante à ce moment de la journée. 
J'aurai la chance le premier jour de croiser un céphalophe qui se laisse prendre en photo avant de prendre la fuite. DSC-552-2.JPEG--Medium-.jpg
Des monas (singe) se font entendre. Nous en apercevons quelques uns mais ils sont très craintifs et ne se laissent pas approcher. Nous espérons secrètement rencontrer le Zinkaka qui est un peu la vedette locale. Ce singe est une  espèce endémique au Bénin. 
Il n'a été que très rarement pris en photo dans son milieu naturel.DSC-1284-1--Medium-.jpg Cette première semaine nous entendrons juste son cri.
Les animaux que nous rencontrons sont: pintades sauvages, écureuils, mangoustes, antilopes que nous entendrons mais ne verrons jamais, de nombreux oiseaux et beaucoup d'insectes.DSC-0110-1--Small-.jpg
Alfred nous dépose à tour de rôle devant un layon et vient nous récupérer vers 12h pour le déjeuner qui se résume à trois ananas, 1 boîte de thon et de la vache qui rit. DSC-0277--Small-.JPG
Le quatrième jour, nous passerons la journée en pirogue dans la forêt de Lokoli. Cette forêt est en partie immergée et les villageois n'ont d'autre moyen de locomotion que la pirogue.DSC-0417--Small-.JPG 
De nombreux animaux vivent ici dont le mona que nous apercevrons de loin mais toujours pas de Zinkaka. 
DSC-0382--Small--copie-1.JPGUn écureuil volant se laisse prendre en photo ainsi que de nombreux oiseaux.
Les paysages sont superbes. 
Nous croisons également les villageois dans leur quotidien. La traversée de la forêt en pirogue pour accéder au village de Lokoli est particulièrement savoureuse.DSC-0530--Small-.JPG Cette journée reste un excellent souvenir et le nombre de photos prises sera nettement supérieur aux jours précédents.
Alfred nous fait prendre le chemin des écoliers pour le retour à travers la campagne Béninoise. DSC-0548--Small-.JPG
Il nous montre des signes Vaudous qui sont encore très présents au Bénin.
Les deux jours suivants, nous continuerons notre prospection dans la forêt de Lama. 
A la fin de cette première semaine, notre voiture donne des signes de faiblesse . DSC-0258--Small-.JPGLe carburateur est encrassé. 
La poussière ajoutée à la qualité de l'essence qui s'achète en bord de route dans des bonbonnes en verre y est certainement pour quelque chose.
La réparation se fait à l'aide d'un couteau suisse, on souffle, on aspire et........ça repart!  
Après une journée passé à Cotonou nous repartons pour un nouveau site. La vallée de l'Ouémé. DSC-0193--Medium-.JPG 
Pour cette deuxième semaine, Eugène est notre interprète et sera d'un grand secours. 
Nous traversons l'Ouémé en pirogue pour accéder au village de Togbota. DSC-1060--Small-.JPG
L'hébergement se fait chez Jacques, notre guide dans la recherche du Zinkaka. Jacques est un chasseur qui a autrefois chasser le Zinkaka et connaît parfaitement les habitudes du singe.DSC-1238-2--Small-.jpg 
Aujourd'hui, il est l'exemple même de ce que l'on peut faire pour protéger et préserver l'environnement en impliquant très fortement la population locale.
Tous les matins, nous partirons entre 6h et 6h30 alors que le jour se lève à peine pour attendre pendant parfois plus de deux heures le passage de la Vedette tant attendue. Les excursions du soir se font à partir de 17h30 jusqu à la nuit tombée.
Nous le verrons plusieurs fois mais les photos ne seront pas toujours d'une grande qualité. Le dernier jour sera le plus prolifique et j'aurai enfin des photos exploitables. OUF! Il était temps.
Ça valait le coup de ramper une dernière fois dans la forêt.
Les soirées sont riches en contact humain.
Le village ne possède ni électricité, ni eau couDSC-1180--Small-.JPGrante.
La vie tourne autour de la rivière.
Les enfants sont toujours derrière nous lorsque nous partons en balade et nous posent plein de questions sur notre activité ou sur la France.
Nous leurs expliquons que nous prenons des photos des animaux vivants près de la rivière pour l'Université de Cotonou. DSC-1127--Small-.JPGDu coup, ils nous aident à repérer les oiseaux et autres animaux. 
Pendant notre séjour, nous irons acheter des cahiers, des crayons et un ballon de foot pour l'école du village. Evelyne, une étudiante,DSC-1385--Small-.JPG nous emmène voir le directeur de l'école.
 Ce dernier nous explique toutes les difficultés qui sont les siennes pour assurer un enseignement digne de ce nom. Ce n'est pas chose facile car un des bâtiments de l'école a été détruit par une tornade et aucun moyen financier ne permet de reconstruire ce bâtiment. DSC-1057--Small-.JPG
Un mois après mon retour, j'apprendrai que le toit du bâtiment qui était intact a lui aussi été arraché par une tornade.  
Je termine mon séjour par deux jours à COTONOU que je parcours à pied.
La dernière aventure sera de prendre un Zimzim (motos taxis) de nuit, sous la pluie,DSC-1121--Small-.JPG avec mes deux sacs à dos pour arriver à l'aéroport par une route qui ne possède aucun éclairage publique.
Cette mission reste un excellent souvenir de par la chaleur des contacts que nous avons eu avec la population locale et nos correspondants. 

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Publié dans MISSION BENIN

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C
<br /> je ne connais pas 'planete urgence' je pars juste en mission 'ecovolontaire'.. est ce qu'on parle bien du même georges?<br /> Caroline sparanat@hotmail.com<br /> <br /> <br />
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C
<br /> bonjour, je me prépare également pour rejoindre le Bénin et l'équipe de G. Nobime (été 2010) , du coup j'aimerais savoir comment ça s'est passé pour vous labas.<br /> J'espere que vous me repondrez... est il possible d'avoir le contact de Laeticia Coret (cf autre commentaire)?<br /> merci et à bientôt<br /> Caroline<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Bonjour Caroline,<br /> <br /> Est ce qu tu rejoins l'équipe de Georges dans le contexte de Planète Urgence ou un autre contexte.<br /> Je n'ai pas l'adresse de Laeticia, désolé.<br /> philippe<br /> <br /> <br />
L
Bonjour,je suis étudiante en école d'agronomie à Toulouse et en ce moment à la recherche d'un stage. J'ai un contact qui m'a mise en relation avec Georges N., au Bénin, pour un stage sur l'étude des singes à ventre rouge dans la vallée de l'ouémé. Je vous écris car c'est apparemment là que vous êtes aussi allé! De plus vous parlez d'un Georges, qui doit être le même. J'aimerais beaucoup que vous me parliez plus en détails de ce que vous aviez fait là bas!! Merci de me contacter dès que vous le pourrez,Laetitia CORET
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