MISSION EN PATAGONIE
Publié le par philgou
DECEMBRE 2007 EN PATAGONIE
Etude et protection des cétacés dans la Province de Chubut en partenariat avec l'Association Doradillo Velas.
Après deux escales, une à Rio de Janeiro et une autre
à Buenos aires, il aura fallu une vingtaine d'heures pour atteindre cette région du monde encore préservée.

Les deux premiers jours sont consacrés à la présentation et la préparation des activités à venir.
Le fait d'effectuer cette mission avec pour seul moyen de locomotion, un voilier de dix mètres, nécessitent une logistique bien particulière.
La météo est un élément à prendre en compte de façon impérative. Nous allons naviguer dans une région du mo
nde où le vent est omni présent (les quarantièmes rugissants pour ceux qui naviguent). Les deux semaines qui suivront nous le confirmeront.
Les amarres sont larguées à Puerto Madryn le 03/12/07 vers vingt heures.
Les navigations de nuit sont l'occasion d'observer les étoiles et de prendre la mesure de l'infiniment grand.
Au petit matin, nous atteignons la sortie du golf NUEVO.
Les premiers relevés de présence ou d'absence de Cétacé devaient commencer vers 8h mais la météo ne permet pas de commencer avant 11h.
Des Tursiops seront les premiers dauphins que nous verrons suivis d'une quinzaine de Toninas (dauphin de Comerson) que l'on observe par groupe de deux ou trois.
Nous apercevons également des baleines franches et leurs souffles (facilement reconnaissables par leur forme en V).
Le paysage côtier s'est transformé et nous avons maintenant des falaises au pied desquelles se trouvent des colonies de lions de mer et d'éléphants de mer.

Nous devons faire escale en fin d'après midi au port de Rawson, les caprices de la météo nous amènent trop tard devant le port pour pouvoir y accéder.
Ce dernier n'est accessible qu'à marée haute. Le prochain horaire est ...... 3H30 du matin. Des quarts sont programmés pour attendre l'heure en faisant des ronds dans l'eau. Le ciel étoilé est magnifique.
A trois heures trente, nous rentrons dans le port en compagnie des pêcheurs qui attendent également leur tour.
Le port de pêche est en pleine activité, les bateaux déchargent leurs pêches ou se préparent à partir.
Un pêcheur sort de sa cabine pour nous prendre en photo (c'est le monde à l'envers), nous ne croiserons en effet aucun voilier pendant les quinze jours de navigation.
Rawson est une ville du bout du monde, très peu de gens dans les rues, une activité réduite au stricte minimum, le vent qui fait voler les broussailles, on se croirait dans un western.
Prochain départ prévu pour le lendemain matin vers quatre heures (toujours à cause de la marée).
Joël, qui a souffert du mal de mer depuis le départ de Puerto Madryn, nous quitte pour deux jours et nous rejoindra à Camarones. Il a été un malade exemplaire sans jamais se plaindre, tout en essayant de déranger le moins possible malgré une souffrance qui faisait peine à voir.
Nous apercevons des Toninas peu de temps après avoir quitté le port.
Nous en comptons jusqu'à six en même temps. Il sont très joueurs ce matin et nous font quelques petits sauts. Dommage pour les photos car il est encore trop tôt pour avoir suffisamment de lumière.
En fin de matinée, le temps se gâte et nous ne pourrons plus faire d'observation jusqu'au soir.
La navigation est sportive mais le bateau est sûr.
Cette dure journée sera récompensée le soir par un mouillage où se trouve une colonie de manchots et une colonie d'otaries qui viendront jouer autour du bateau.
Une baleine franche et son baleineau passeront à une centaine de mètres du bateau juste avant la tombée de la nuit.
Le 07/12/07 départ à 5 heures du matin en présence des lions de mer autour du bateau.
La mer se forme très vite et l'observation est une nouvelle fois très difficile.
Dans l'après midi, alors que je suis dans le carré, un " ORCA ! " retentit sur le pont.
Un Orque suit une route parallèle au bateau, nous décidons de ne pas dévier notre route pour voir son comportement.
Sa route se rapproche légèrement du bateau. Il disparaît un moment pour réapparaître à une cinquantaine de mètres du bateau. Nouvelle disparition et c'est à une vingtaine de mètres juste dans le sillage du bateau qu'il réapparaît. Laurent (notre capitaine) qui est à la barre croise le regard de ce magnifique animal.
Moment d'humilité ...
La nuit suivante sera très mouvementée. Le vent s'est levé et malgré le mouillage très sûr du Carpe Diem nous veillerons à tour de rôle une partie de la nuit.
Au petit matin, nous partons par gros temps pour rejoindre Camarones. La mer est très agitée et la navigation très éprouvante. Les quarantièmes rugissants tiennent
leurs promesses et nous rappellent que cette partie du monde est sujet à une météo très changeante. Cette expérience fait partie de l'aventure même si pendant les périodes de mauvais temps, les observations sont quasiment impossibles.
Nous arrivons à Camarones en fin de journée pour un repos bien mérité.
Nous partirons deux jours plus tard pour terminer notre séjour sur l'île de LEONES.
Cette île est riche en faune mais encore mal connue. Pendant trois jours,
nous explorons tous les recoins de l'île en essayant d'inventorier les différentes espèces rencontrées : manchots, lions de mer, deux espèces d'otarie, cormorans, pétrelles géantes, peludos,
différentes espèces de rapaces...
Notre campement installé sur les rochers est entouré de manchots qui se font entendre aussi bien le
jour que la nuit.
Concert gratuit en plein air.
Des dauphins viennent également nous rendre visite autour du bateau.
Pendant ces quelques jours, nous oublions la civilisation pour ne vivre qu'au rythme de la nature.
Le réveil se fait au lever du jour. Des manchots viendront jusqu'à se frotter sur la tente.
La luminosité est impressionnante et n'inspire qu'à partir à la découverte de cet endroit magnifique.
Les déplacements se font par petit groupe de deux ou trois en faisant attention de déranger le moins possible.

Nous sommes là pour apprendre puis faire connaître pour mieux préserver.
S'asseoir sur une plage provoque une petite animation dans la colonie de manchots. Il suffit de ne plus bouger puis d'observer pour
que tout redevienne normale et que finalement les habitants de la plage viennent à quelques mètres de vous.
S'approcher d'un groupe d'éléphants de mer est un exercice de style
qui consiste à être le plus près possible du sol, voire de ramper, essayer de se confondre dans cette nature encore préservée.
DU BONHEUR à L'ETAT PUR !!!!
Nous quittons l'île le 16 au matin non sans quel
ques regrets.
La navigation du retour nous permet de faire le tour d'une autre île réputée pour sa population de pétrelles.
Les albatros sont présents également.
Que dire de ces oiseaux facilement reconnaissables par l'absence de battement d'aile : La perfection en matière de vol. Ils ne font que planer en utilisant le vent.
Retour sur Camarones pour finir le séjour avec un dernier debriefing sur nos impressions. Cette mission était la première du genre. Laurent et
Consuelo, sa compagne, qui sont à l'origine du projet sont attentifs à toutes nos remarques.
Après un dernier repas et des adieux chaleureux nous rejoignons TRELEW en bus avant notre retour pour la France prévu le lendemain.
Cette mission est également une expérience humaine très riche. Nous étions quatre volontaires,
Marianne, Joël, François et moi-même accompagné
d'un scientifique Javier présent la première semaine.
Toutes ces personnes ont apporté une touche personnelle qui a largement contribué au bon déroulement de la mission.
Sans oublier "CARPE DIEM".


Etude et protection des cétacés dans la Province de Chubut en partenariat avec l'Association Doradillo Velas.
Après deux escales, une à Rio de Janeiro et une autre
à Buenos aires, il aura fallu une vingtaine d'heures pour atteindre cette région du monde encore préservée.
Les deux premiers jours sont consacrés à la présentation et la préparation des activités à venir.
Le fait d'effectuer cette mission avec pour seul moyen de locomotion, un voilier de dix mètres, nécessitent une logistique bien particulière.

La météo est un élément à prendre en compte de façon impérative. Nous allons naviguer dans une région du mo
nde où le vent est omni présent (les quarantièmes rugissants pour ceux qui naviguent). Les deux semaines qui suivront nous le confirmeront. Les amarres sont larguées à Puerto Madryn le 03/12/07 vers vingt heures.
Les navigations de nuit sont l'occasion d'observer les étoiles et de prendre la mesure de l'infiniment grand.Au petit matin, nous atteignons la sortie du golf NUEVO.
Les premiers relevés de présence ou d'absence de Cétacé devaient commencer vers 8h mais la météo ne permet pas de commencer avant 11h. Des Tursiops seront les premiers dauphins que nous verrons suivis d'une quinzaine de Toninas (dauphin de Comerson) que l'on observe par groupe de deux ou trois.
Nous apercevons également des baleines franches et leurs souffles (facilement reconnaissables par leur forme en V).

Le paysage côtier s'est transformé et nous avons maintenant des falaises au pied desquelles se trouvent des colonies de lions de mer et d'éléphants de mer.

Nous devons faire escale en fin d'après midi au port de Rawson, les caprices de la météo nous amènent trop tard devant le port pour pouvoir y accéder.
Ce dernier n'est accessible qu'à marée haute. Le prochain horaire est ...... 3H30 du matin. Des quarts sont programmés pour attendre l'heure en faisant des ronds dans l'eau. Le ciel étoilé est magnifique.
A trois heures trente, nous rentrons dans le port en compagnie des pêcheurs qui attendent également leur tour.Le port de pêche est en pleine activité, les bateaux déchargent leurs pêches ou se préparent à partir.
Un pêcheur sort de sa cabine pour nous prendre en photo (c'est le monde à l'envers), nous ne croiserons en effet aucun voilier pendant les quinze jours de navigation.
Rawson est une ville du bout du monde, très peu de gens dans les rues, une activité réduite au stricte minimum, le vent qui fait voler les broussailles, on se croirait dans un western. Prochain départ prévu pour le lendemain matin vers quatre heures (toujours à cause de la marée).

Joël, qui a souffert du mal de mer depuis le départ de Puerto Madryn, nous quitte pour deux jours et nous rejoindra à Camarones. Il a été un malade exemplaire sans jamais se plaindre, tout en essayant de déranger le moins possible malgré une souffrance qui faisait peine à voir.
Nous apercevons des Toninas peu de temps après avoir quitté le port.
Nous en comptons jusqu'à six en même temps. Il sont très joueurs ce matin et nous font quelques petits sauts. Dommage pour les photos car il est encore trop tôt pour avoir suffisamment de lumière. En fin de matinée, le temps se gâte et nous ne pourrons plus faire d'observation jusqu'au soir.
La navigation est sportive mais le bateau est sûr.
Cette dure journée sera récompensée le soir par un mouillage où se trouve une colonie de manchots et une colonie d'otaries qui viendront jouer autour du bateau.
Une baleine franche et son baleineau passeront à une centaine de mètres du bateau juste avant la tombée de la nuit.
Le 07/12/07 départ à 5 heures du matin en présence des lions de mer autour du bateau.
La mer se forme très vite et l'observation est une nouvelle fois très difficile. Dans l'après midi, alors que je suis dans le carré, un " ORCA ! " retentit sur le pont.
Un Orque suit une route parallèle au bateau, nous décidons de ne pas dévier notre route pour voir son comportement.
Sa route se rapproche légèrement du bateau. Il disparaît un moment pour réapparaître à une cinquantaine de mètres du bateau. Nouvelle disparition et c'est à une vingtaine de mètres juste dans le sillage du bateau qu'il réapparaît. Laurent (notre capitaine) qui est à la barre croise le regard de ce magnifique animal.
Moment d'humilité ...La nuit suivante sera très mouvementée. Le vent s'est levé et malgré le mouillage très sûr du Carpe Diem nous veillerons à tour de rôle une partie de la nuit.
Au petit matin, nous partons par gros temps pour rejoindre Camarones. La mer est très agitée et la navigation très éprouvante. Les quarantièmes rugissants tiennent
leurs promesses et nous rappellent que cette partie du monde est sujet à une météo très changeante. Cette expérience fait partie de l'aventure même si pendant les périodes de mauvais temps, les observations sont quasiment impossibles.Nous arrivons à Camarones en fin de journée pour un repos bien mérité.
Nous partirons deux jours plus tard pour terminer notre séjour sur l'île de LEONES.

Cette île est riche en faune mais encore mal connue. Pendant trois jours,
nous explorons tous les recoins de l'île en essayant d'inventorier les différentes espèces rencontrées : manchots, lions de mer, deux espèces d'otarie, cormorans, pétrelles géantes, peludos,
différentes espèces de rapaces... Notre campement installé sur les rochers est entouré de manchots qui se font entendre aussi bien le
jour que la nuit. Concert gratuit en plein air.
Des dauphins viennent également nous rendre visite autour du bateau.
Pendant ces quelques jours, nous oublions la civilisation pour ne vivre qu'au rythme de la nature.
Le réveil se fait au lever du jour. Des manchots viendront jusqu'à se frotter sur la tente.

La luminosité est impressionnante et n'inspire qu'à partir à la découverte de cet endroit magnifique.
Les déplacements se font par petit groupe de deux ou trois en faisant attention de déranger le moins possible.

Nous sommes là pour apprendre puis faire connaître pour mieux préserver.
S'asseoir sur une plage provoque une petite animation dans la colonie de manchots. Il suffit de ne plus bouger puis d'observer pour
que tout redevienne normale et que finalement les habitants de la plage viennent à quelques mètres de vous.S'approcher d'un groupe d'éléphants de mer est un exercice de style
qui consiste à être le plus près possible du sol, voire de ramper, essayer de se confondre dans cette nature encore préservée.DU BONHEUR à L'ETAT PUR !!!!
Nous quittons l'île le 16 au matin non sans quel
ques regrets. La navigation du retour nous permet de faire le tour d'une autre île réputée pour sa population de pétrelles.
Les albatros sont présents également.
Que dire de ces oiseaux facilement reconnaissables par l'absence de battement d'aile : La perfection en matière de vol. Ils ne font que planer en utilisant le vent.Retour sur Camarones pour finir le séjour avec un dernier debriefing sur nos impressions. Cette mission était la première du genre. Laurent et
Consuelo, sa compagne, qui sont à l'origine du projet sont attentifs à toutes nos remarques.Après un dernier repas et des adieux chaleureux nous rejoignons TRELEW en bus avant notre retour pour la France prévu le lendemain.
Cette mission est également une expérience humaine très riche. Nous étions quatre volontaires,
Marianne, Joël, François et moi-même accompagné
d'un scientifique Javier présent la première semaine. Toutes ces personnes ont apporté une touche personnelle qui a largement contribué au bon déroulement de la mission.
Sans oublier "CARPE DIEM".

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