Les images et récits qui vont suivre ne remplacent pas les émotions vécues pendant ces cinq mois de
voyage.
Elles sont témoins d’une aventure qui restera dans ma mémoire et que je souhaite faire partager.
De l’Indonésie à l’Afrique de l’ouest, le temps s’écoulera tr
op vite.
Les chemins parcourus restent en dehors des circuits touristiques et des grosses agglomérations, hors transports et transit.
Des leçons de vie à observer tous les jours.
Savoir regarder, savoir écouter et savoir partager.
La constante que je retrouverais pendant tout ce parcours, les rires et la bonne humeur
qui nous font bien souvent défaut dans notre société industrialisée où le fil conducteur reste la consommation.
Place aux images et bon voyage…………….
Siberut où vivent les Mentawaïs sera la première étape de ce voyage.
500Km de navigation dans un ’’Ferry’’ bondé qui s’apparente plus à un boat people.
Une île où
la nature reste encore vierge mais menacée par la déforestation.
Loin des préoccupations
habituelles qui font notre quotidien d’européen, les habi
tants sont en pleine harmonie avec leur
environnement.
Les activités des villageois sont rythmées par les
saisons.
Ici, pas d’eau courante et encore très peu d’électricité.
Des chamans reconnus et respectés par l’ensemble de la population perpétuent les traditions.
Tous les dimanches après midi, ces derniers, en costume traditionnel ‘‘d’homme fleur’’, interprètent des danses
ancestrales pour les villageois.
De reto
ur sur l’île de Sumatra, une étape à Medan, pour
rejoindre à quelques centaines de kilomètres de là, des villages impliqués dans la reforestion de mangrove. Ces programmes de reforestation so
nt soutenus par l’association Planète Urgence avec
laquelle je suis parti en partenariat.
Un travail de fourmi que ce projet de reforestation. Très peu de moyen, un travail réalisé de façon traditionnel. Le but est de protéger l’écosys
tème mais pas seulement.
Limiter les effets dévastateurs des t
sunamis, préserver les ressources
naturelles et le travail des pêcheurs qui habitent dans la région.
Le projet est ambitieux mais nécessaire pour que ces images soient encore visibles dans quelques années.
Sumatra ? Ce ne serait pas là où il
resterait encore des ……..Orangs Outangs ……… ………………………….. en liberté ?
Menacés de disparition. Principale raison : la déforestation.
Son h
abitat naturel se réduit chaque jour un peu plus. Conséquence directe de sa disparition puisque sans ce dernier, il ne
trouve plus de nourriture.
Le regard de cet animal emblématique reste un souvenir inoubliable.
Nouveau
continent, l’Afrique.
Plus précisément l’Afrique de l’Ouest.
Le Mali est le premier des trois pays que je vais parcourir sur ce continent.
Une empreinte musulmane très présente.
Le Mali se particularise également par un nombre d’ethnies impressionnant (environ une douzaine sans compter les castes). Difficulté supplémentaire lorsque l’on sait que chacune d’entre
elle possède son propre dialecte.
La capitale, Bamako, est vue par certains comme un énorme village, je trouve l’image assez réaliste.

A part quelques bâtiments administratifs, la vie est dehors : des marchés innombrables jalonnent la ville.
Présent le jour qui marque la fin du ramadan, les bœufs, moutons et autres cabris sont tués et découpés sur les trottoirs en pleine ville. Ame sensible
s’abstenir.
Le Mali, c’est aussi la Venise Malienne (Mopti), le pays Dogon, le Niger,
Tombouctou, le Sahel avec ses touaregs....................
Un pays qui possède une très grande diversité culturelle.
Les projets de reforestation sont également nombreux.
Je passe une quinzaine de jours dans trois villages proches de Mopti à vivre le quotidien d’une poignée de
personnes impliquées dans ces projets.
Le Niger est le troisième fleuve du continent africain après le Nil et le Congo.
Comme beaucoup d’endroits en Afrique et ailleurs, le fleuve est source de vie
.
Le développement industriel est malheureusement une des causes majeures de la destruction du milieu et des ressources naturelles indispensables aux populations locales.
Les besoins vitaux du pays ne semblent pas encore compatibles des problèmes écologiques auxquels nous sommes sensibilisés aujourd’hui.
Chaque année, la saison des pluies inonde les rives du Niger sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Je séjourne une semaine dans un des
villages accessible uniquement en pinasse pendant cette période.
L’isolement provoqué pendant cette saison est paradoxalement une providence pour la survie de ces villages.
Cultures, pêches et surtout renouvellement des ressources en eau qui seront nécessaires pendant la saison sèche (avril à juillet).
PAYS DOGON !

Une semaine à parcourir une région d’un autre temps.

Des villages construits au pied et dans les falaises. Les traces d’habitations troglodytes, que l’on peut voir dans les falaises, appartenaient
à une autre ethnie, les Telems qui furent chassés par les Dogons.
Les Dogons étaient majoritairement animistes
mais s’orientent de plus en plus vers la religion musulmane. Les croyances animistes restent cependant encore très présentes dans l’esprit
de la population.
Le peuple Dogon reste très attaché à ses traditions et son indépendance.
La case à palabre reste l’endroit où les anciens se retrouvent le soir pour discuter des problèmes concernant
le village, prendre des décisions sur les différents conflits que les villageois ne manquent pas de leurs soumettre.

La case à palabre construite avec 8 piliers et 8 couches de chaumes ne permet que la position assise. La raison en est simple : Si une personne se
risque à s’énerver et à se lever de façon brutale, elle se cogne la tête. De cette façon, elle est rappelée naturellement à l’ordre pour se calmer…………à méditer !
La beauté des paysages est difficile à r
etranscrire sur des images mais les amoureux du Pays Dogon sont souvent des inconditionnels. Ceux là sont respectueux des lieux et des personnes
locales.
J’aurais malheureusement l’occasion de croiser un groupe de touristes qui le sera beaucoup
moins.
Ils s’évertuaient avec insistance à prendre en photos des villageoises qui ne le voulaient manifestement pas
.
Je les croiserais une nouvelle fois un peu plus loin.
Je prendrais à mon tour des photos de ces touristes en gros plan sans demander leur avis.
Incompréhension de leur part mais également de la p
art des guides qui les accompagnent. Une petite discussion avec ces derniers qui se terminera par « tu as raison, de toute façon ils sont
infects ». Quelques clichés pour terminer la séance qui, je ne me fais pas d’illusion, n’aura pas servi à grand-chose.
Je termine mon séjour au MALI six semaines après mon arrivée à Bamako.
Une autre aventure que le voyage qui me pe
rmettra de rejoindre le Burkina Faso.
Les transports locaux sont une expérience qu’il faut vivre avec une certaine sérénité. Parti de Mopti le 21/10/2009 à 7H du matin, j'arrive à Ouagadougou le lendemain soir à 17H.

490KM séparent ces deux villes....
Ouagadougou, plus familièrement appelée Ouaga par
les Burkinabés, est la capitale du Burkina Faso.
Une capitale où les esprits sont encore très marqués par les inondations qui ont dévasté la région le
1er septembre 2009.
Beaucoup de personnes sont maintenant sans abri. Des tentes sont installées à la périphérie de la
ville pour reloger les sinistrés.
Malgré cela, la bonne humeur des habitants semble inaltérable.
Les Maquis sont pleins et la bière coule à flot.
J’ai l’occasion de parcourir les rues de la capitale à pied. Les Toubabs (surnom donné aux hommes blancs ) sont souvent abordés. Les premiers réflexes que j’avais en arrivant sur ce continent
étaient souvent un réflexe de méfianc
e. Je le perds au fur et à mesure que le temps passe et accepte la discussion de plus en plus
facilement.
L’image du ‘’blanc’’ reste associée à l’argent et à l’opulence. Les heures que je passe à discuter avec les
locaux, que ce soit au Mali, au Burkina ou au Bénin, sont la plupart du temps très enrichissantes.
Elles me permettent de mieux comprendre leur vie au quotidien et de mon côté je peux également répondre
aux questions que me posent mes interlocuteurs.
La vie en France est souvent vue de façon plus positive que la réalité.
Le sud du Bur
kina et plus précisément la région de Léo, est mon nouveau rayon d’action. Une région très rurale avec toutes les difficultés que cela
engendre.
L’association Planète Urgence, en dehors des projets reforestation, propose également des missions de
congés solidaires qui font appel à des volontaires.
Avant ce voyage, j’ai participé en tant que volontaire à cinq missions environnement :
à Madagascar, aux Comores, dans la région sud du Bénin, en Patagonie et au Zimbabwe. Je commence à bien connaitre l’association et adhère à
leurs actions.
Les volontaires de Planète Urgence partent pour des missions qui durent q
uinze jours et permettent d’apporter une aide dans le cadre de la solidarité entre les pays du Nord et les pays du Sud.
Les programmes de ces missions sont très variés et font appel à des volontaires qui choisissent des missions correspondant à leurs
compétences.
J’ai eu l’occasion de suivre des missions au bénéfice du soutien scolaire dans des écoles des trois pays d’Afrique de l’Ouest que j’ai visités. Le constat est sensiblement identique dans ces
trois pays.
Des classes surchargées. Il n’est pas rare de voir des classes de primaire de plus de cent élèves (j’ai vu
jusqu’à 120 élèves).

Les moyens pédagogiques réduits à leur plus simple appareil. A savoir, un tableau noir et des craies pour l’instituteur.
Les élèves sont la plupart du temps trois, voire quatre par table. Les livres sont la propriété de l’école et il n’y en a généralement qu’un seul par table. Les cahiers, ardoises et crayons sont
très souvent fournis par des ONG.

Les programmes, très chargés, qui sont enseignés dans les écoles sont définis par les gouvernements respectifs.
La méthode d’enseignement commune à toutes ces écoles est très magistrale.
Le nombre des élèves n’autorise malheureusement pas beaucoup d’autres méthodes d’enseignement.
Une faible minorité arrivera à poursuivre les études jusqu’au collège.
D’autres difficultés viennent également se rajouter à ce constat.
Le manque de ressource des familles oblige bien souvent ces dernières à ne pas envoyer leurs enfants à l’école
pour qu’ils puissent les aider pendant les récoltes.
Cette activité est primordiale pour assurer les besoins alimentaires de toute une famille pour l’année à venir.
Autre difficulté et non des moindres :
Les élèves ne peuvent compter que sur leurs jambes pour se rendre à l’école.
Les distances parcourues sont souvent importantes.
Une dizaine de kilomètres pour certains.
La plupart du temps, ils doivent également effectuer
des travaux de première
nécessité avant de partir à l’école comme aller chercher de l’eau au point de ravitaillement le plus proche ou du
bois pour que les femmes puissent faire la
cuisine.
Cet éloignement a pour conséquence de ne pas pouvoir rentrer le midi pour manger. Certains emmènent une gamelle, très peu d’école
possède une cantine.
Des femmes vendent un peu de nourriture près de l’école à l’heure du déjeuner et pendant les récréations. Très peu d’élèves ont accès à cette nourriture faute de moyen.
Une des volontaires que j’aurais l’occasion de croiser sur une des missions école fera un geste pour la tenue vestimentaire d’une de ces élèves.
Cette dernière porte la même tenue depuis le début de sa mission. L’instituteur confirmera que les parents de
cette élève sont dans une situation d'extrême pauvreté.
Lui offrir des vêtements n’est pas si simple. Ne pas tomber dans une générosité qui
conforte la population que les toubabs peuvent les aider de façon systématique. Ne pas faire de l’assistanat qui ne résoudra pas les problèmes de fond d’une population démunie.
La question suivante sera posée aux élèves de la classe. « Avez-vous remarqué qu’une de vos camarades a
toujours la même tenue ? » Un des élèves lève le doigt « oui m’dame ! » Un autre désignera l’élève concernée.
Les élèves se connaissent très bien.
Toute la classe est consciente de la situation de cette jeune fille. Une fois ce constat partagé ouvertement avec la classe, la volontaire propose d’offrir une nouvelle tenue à cette élève
pour l’aider et demande l’avis à toute la classe. Les enfants adhèrent tout de suite et une tenue lui sera offerte quelques jours plus
tard.
J’ai l’occasion pendant mon séjour de mesurer la solidarité Africaine à maintes reprises.

Cette solidarité est certainement une des expériences que je retiendrais de mon séjour.
Après le sud du Burkina, je suis accueilli, toujours dans le cadre des missions de Planète Urgence, dans le diocèse de Koudougou qui se trouve dans le
centre du pays à une centaine de kilomètres de Ouagadougou.
Tous les matins, les gospels nous réveillent à partir de 6h du matin. Nous sommes juste à côté de la
cathédrale. Profondément non croyant, je prends un réel plaisir à assister à plusieurs messes qui se déroulent à l’extérieur et à l’intérieur de la cathédral
e.
Une ferveur que je n’ai jamais rencontrée auparavant. Des chants qui résonnent loin dans la ville.
Des tenues revêtues par les femmes africaines pour l’occasion.
Un moment haut en couleurs.
Les volontaires présents pendant la période font également du soutien scolaire mais dans un centre
d’handicapés moteurs. Le directeur du centre me demandera de faire quelques photos pour alimenter ses articles et les actions du centre.
Pas forcément à
l’aise pour faire ce genre d’images, j’en ressors un peu …………..retourné.
Une jeune fille se trouve à l’entrée du centre et attendra toute la matinée. Elle a un visage superbe.
Elle est venue en consultation pour remplacer sa prothèse.
Je pose la question : - "Que lui
est-il arrivé ? ………"
-" Pas grand-chose ……elle s’est blessée à la jambe et comme elle habite dans un village rural assez loin d’un centre de soin, que les villages ne possèdent pratiquement pas de trousses de secours
permettant de pratiquer les premiers soins
, la gangrène s’est installée et la solution la plus accessible pour sauver cette jeune fille a
été de lui couper la jambe………"
Sentiment d’injustice ? De révolte ? De colère ?
D’impuissance ?...........
Une autre mission consiste à faire une formation de maintenance
informatique dans un cyber café. Ne pas se
méprendre sur les cybers cafés. Le haut débit annoncé n’a rien à voir avec celui que l’on connaît.
Les coupures d’électricité sont nombreuses et perturbent le fonctionnement du Cyber de façon régulière quand ce n’est pas la liaison ‘’haut débit’’ qui est
défectueuse.
Après quatre semaines au Burkina, je termine mon périple par le nord du Bénin.
Plus précisément dans la région de Tanguiéta.
Six semaines à sillonner la région en moto dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres.
Il est assez facile de trouver une moto à louer. C’est généralement une source de revenu supplémentaire pour
son propriétaire et reste un moyen de locomotion efficace qui me
permet d’effectuer mes déplacements en toute indépendance.
Petite précision cependant sur la conduite en moto.
Il n’existe qu’une seule route goudronnée dans la région :
Celle qui re
monte à la frontière du Burkina d’un côté et le sud du Bénin de l’autre.
Le reste du réseau routier est composé de pistes plus ou moins praticables.
La conduite sur piste est particulièrement difficile lorsque l’on croise des véhicules ou lorsqu’il y a
beaucoup de vent soulevant la poussière.
Les feux de brousses sont également très fréquents de Novembre à Janvier et remplissent l'atmosphère ambiante de cendres.
Ces désagréments sont une contrainte à prendre en compte lors des déplacements
effectués.
La région nord du bénin est riche en culture, par le pays des Tata Somba, en paysage avec la chaîne
montagneuse de l’Atacora, en patrimoine naturel avec le parc de la Pendjari et en générosité par ses habitants avec qui je partage des superbes moments.
Les Tata Somba sont des habitations traditionnelles qui
persistent encore malgré la difficulté de leur entretien nécessaire. Les jeunes ont
tendance à délaisser ce type d’habitat devenu trop contraignant par rapport aux techniques plus modernes devenuent de plus en plus
accessibles.
Seul, le développement de l’écotourisme reste une raison qui incite à faire perdurer ce type d’
habitation. Le pays Tata Somba est d’ailleurs partagé avec le Togo qui, de son côté, a réussi à faire inscrire ce type d’habitation au
patrimoine mondial de l’Unesco.
L’Ataco
ra est à la fois une chaîne montagneuse ou plutôt d’importantes collines où les paysages font la
beauté de cette région qui s’étend du parc de la Pendjari jusqu’à la frontière Togolaise en traversant le pays Tata Somba.
Le parc national de la Pendjari est l’un des principaux parcs de l’Afrique de l’Ouest. 
La diversité
de la faune et de la flore est un atout pour le Bénin qui a le mérite d’impliquer les populations périphériques dans la lutte contre le
braconnage.
Une des missions proposées par Planète Urgence en partenariat av
ec la direction du parc, consiste à impliquer les volontaires sur des actions comme compter les animaux, mesurer les distances de fuite,
effectuer les relevés GPS correspondants aux observations et plus généralement participer aux activités du parc.
Je consac
re une semaine complète à suivre cette mission. Un campement au beau milieu du parc nous fait profiter des bruits nocturnes (éléphants,
lions, Hyènes……..).
Les feux de brousse sont une des activités qui sont réalisées par les guides du parc. Les feux sont allumés
quelques semaines après la fin de la saison des pluies. De cette façon, seules les herbes hautes brûlent san
s détruire le reste de la flore.
Ils s’arrêtent d’eux-mêmes aux endroits qui restent e
ncore un peu humide ou lorsqu’ils rencontrent des pistes.
Les lions, éléphants, buffles et autres antilopes seront au rendez vous pendant cette semaine.
Le dernier jour, nous croisons des gardes qui viennent de saisir une dizaine de vélos à l’intérieur du
parc.
Les propriétaires de ces vélos se sont envolés en abandonnant tout le matériel qu’ils avaient en leur possession, y compris le butin de leur
braconnage. Une antilope est retrouvée en morceaux sur les vélos. Pour cette fois, les braconniers n'auront pas eu le temps de faire trop de dégâts.
A défaut d’être pris en flagrant délit, ils rentreront à pied
dans leurs villages qui se trouvent à plusieurs dizaines de kilomètres.
Les nombreuses missions existantes dans la région de Tanguiéta vont me permettre d’avoir un aperçu très diversifié sur la population
rurale et citadine.
Beaucoup d’écoles visitées, certaines d’entre elles en pleine brousse, sans eau potable ni
électricité.
La moto ne tombera pas en panne, je me laisserai juste un peu
surprendre par quelques nids de poules (mais des grosses poules) que je ne verrai qu’au dernier moment.
Un des avantages à rester plus longtemps dans un endroit et de vivre au rythme de la population est
incontestablement l’évolution des relations qui en résulte.
Sur la fin de mon séjour, je suis régulièrement invité à manger ou boire un verr
e. Les discussions sont nombreuses et chaleureuses.
Tanguiéta !!!!!!!! Dernière étape de ce voyage. Ce sera une
apothéose pour moi.
Le vol de retour est dur à vivre. Les images de tous les endroits où je suis allé défilent. Sentiment de
culpabilité par rapport aux personnes qui me sont chères et qui m’attendent avec impatience.
Je viens de vivre plusieurs aventures en une.
Des petites aventures, certe !
Je crois que l’homme a toujours en lui des rêves qu’il n’arrive à assouvir que très rarement.
Les remarques que j’ai eues avant de partir sont très explicites :
La première qui était unanime « Ta femme te laisse partir !?» et la deuxième « tu ne
pourras jamais revenir et reprendre ton boulot ! ».
Oui, j’ai la chance de vivre avec une personne qui non seulement m’a laissé partir mais qui, de plus, a adhéré à ce projet. Les
personnes qui me sont très proches me donneront également une
adhésion totale.
Oui, j’ai repris mon travail et j’ai été le premier surpris de la facilité avec laquelle cette reprise s’est
déroulée.
Cette expérience a été et restera vraiment très enrichissante.
Voilà,
Beaucoup d’anecdotes ne figurent pas sur ces quelques lignes. J’espère avoir choisi les bonnes pour rendre ce
récit intéressant.
En espérant que ce petit voyage virtuel vous aura
plu.
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