Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 23:26

  AOÛT 2011 EN MONGOLIE

Soutien à la protection de la biodiversité par l'apiculture biologique. PXR DSC 0360

Pays que beaucoup ont du mal à situer sur l’atlas.

Deux fois et demi la surface de la France.Map of Mongolia topographic de 

 

Entre la Russie au Nord et la Chine au Sud. Un pays à l'histoire mouvementée.

La Mongolie a connu

 son heure de gloire au XIII siècle.

Gengis KHAN réussit à cette époque à unifiPXR PGO8229er les différentes tribus présentes en Mongolie pour créer un empire.

 

Le pays garde en mémoire cette partie de l’histoire et nombreuses sont les représentations du grand  KHAN .

Avec moins de trois millions d’habitants sur l’ensemble du territoire dont environ la moitié vive PXR DSC 0576dans la capitale OULAN  BATOR, on devine aisément qu’il n'y a pas foule dans le reste du pays.

Deux jours pour récupérer mon bagage qui a dû se perdre entre Moscou et Beijing. PXR DSC 0710

  

Deux jours pour avoir un aperçu d’une ville en pleine expansion.

Des chantiers partout. Immeubles, hôtels , usines , routes ….des bouchons à n’en plus finir.PXR DSC 0658  Un centre ville très rutilant avec les centres commerciaux qui fleurissent.

La périphérie est moins attrayante.

Les bidonvilles sont bien présents... eux aussi en pleine expansion. PXR DSC 0581 

Constat d’un pays qui est en pleine évolution et où beaucoup ont compris qu’il y avait de l’argent à gagner. PXR DSC 0714 

La Mongolie possède des richesses naturelles très importantes.

La course à l’appropriation de ces richesses bat son plein et de nombreux pays voudraient PXR PGO8289bien récupérer un maximum de participation à l’exploitation de ces richesses.

Mes bagages retrouvés, nous partons vers notre destination.

Un camp d’éléveur à environ 80 KM de la capitale. Une heure de route et trois heures de piste.  Les images ressemblent à un livre d’histoire ouvert au chapitre de la vie à la campagne au siècle dernier. PXR DSC 0251Des paysages à perte de vue. Les seules habitations que nous croisons sont des yourtes.PXR DSC 0023 Autour de ces camps de yourtes, des troupeaux ……...vaches, moutons, chèvres, yachs et bien sûr des chevaux.

Le cheval est un animal culte en Mongolie. PXR PGO8110

 

  

Tous les ans à l’occasion de la fête du Naadam, des courses de chevaux sont organisées dans tout le pays.PXR PGO7861 

 

 

 Des enfants de 5 à 12 ans montent les chevaux lors de ces chevauchées qui sont également retransmises sur les chaînes télé locales. PXR DSC 0063

Après deux heures de pistes nous arrivons à notre campement occupé par deux éleveurs. L'un d’entre eux s’occupePXR DSC 0462 des vaches et l’autre des chevaux.

Nous montons nos propres yourtes. PXR DSC 0042Une servira surtout pour la cuisine et prendre nos repas et l’autre pour dormir.

Nos yourtes ne sont pas aussi authentiques que celles de nos voisins mais se montent selon le même principe. PXR DSC 0079

Nous terminerons notre installation de nuit. Ici, pas d’électricité. L’eau courante ? Oui, avec le puits qui se trouve PXR PGO7930à une dizaine de mètres et qui fonctionne avec un groupe électrogène.

PXR DSC 0184Ce dernier sert surtout pour deux choses : Alimenter les abreuvoirs  des animaux et remplir les bacs des pots à lait pour que ces derniers restent au frais. 

PXR DSC 0252

 Le lendemain matin, nous découvrons l’ environnement qui sera le nôtre pendant les quinze prochains jours.PXR PGO7908  

 

 

 

 

Toro l’éleveur de chevaux etTogui l’éleveur de vaches avaient un rythme immuable tous les jours. Debout à 4H30 pour aller rassembler les chevaux pour l’un et les vaches pour l’autre. 

PXR PGO7954TORO revenait au petit jour avec son troupeau. Togui quant à lui s’occupait de traire les vaches. Une fois la traite terminée, le rituel du thé au lait me permettait de les rejoindre dans leur yourte et de participer un peu à leur quotidien. PXR DSC 0098Le thé se fait avec de l’eau que l’on fait chauffer dans une grande bassine en fer blanc.

On rajoute le lait qui vient d’être trait et un peu de brindille de thé PXR DSC 0264…...à cette heure de la journée où la température avoisine souvent les 3 à 5 degrés, un vrai bonheur! PXR DSC 0101

Seule frustration, la communication très difficile à cause de la barrière de la langue.

 TORO et TOGUI ne parlent que le Mongol et …...pas moi.

PXR DSC 0179Les gestes, les regards suffisent pour qu’une relation s’installe mais j’aurais aimé pouvoir aller plus loin et en savoir un peu plus sur leur condition de vie. PXR PGO7729

Je garde un souvenir très fort de ces débuts de journée où le troupeau de chevaux arrivait de nulle part. Les images et les couleurs différentes chaque jour. Dans la grisaille, dans la brume ou avec un soleil levant qui rend ces moments inoubliables. PXR PGO7773

La mission qui nous a amenés dans cet endroit semble bien loin des descriptions que je viens de faire.

Jusqu’à maintenant nous n’avons pas vu une seule abeille. Nous nous rendons à cinq kilomètres de notre  campement pour rencontrer Mme Selengue. PXR DSC 0369

Madame SELENGE est docteur en biologie avec comme spécialisation l’apiculture. PXR PGO8071Elle est à l’origine d’une espèce d’abeille qu’elle a créée ( KHALIUN ) et qui a pour caractéristique d’être très résistante au dur climat de la Mongolie. PXR DSC 0202

  

Le but de son action est de promouvoir l’apiculture dans son pays et d’apporter à des familles nécessiteuses un revenu complémentaire. Reconnue au niveau international dans le milieu de l’apiculture, Mme SELENGE a cependant beaucoup de difficultés à poursuivre son action. PXR DSC 0218Le centre de recherche qu’elle dirigeait depuis plusieurs dizaines d’années vient d'être saisi par les représentants de la ville.

Nous sommes allés la rencontrer dans son « campement d’été » qui se trouve à cinq Kilomètres du nôtre. PXR DSC 0372Une femme de 65 ans qui a consacré plus de 35 ans de sa vie à cette activité.  Pendant l’été, elle déplace une cinquantaine de ruches dans cet endroit qu’elle a choisi tout particulièrement pour qu’aucune  inter action humaine ne puisse se faire ressentir. PXR DSC 0193Ici, pas d’électricité, pas d’eau courante. L’eau qu’elle utilise provient d’une source naturelle qui se trouve quelques centaines de mètres plus bas. Juste un poêle à bois pour mieux supporter les nuits fraîches. PXR DSC 0392

Pendant les mois de Juillet et Août, Mme SELENGE  vit ici dans une roulotte de 4m sur 2m.

PXR_DSC_0380.JPGElle nous invite ensuite dans son habitation pour nous offrir une infusion de plantes qu’elle a cueillies elle-même accompagnée de Miel qu’elle vient de prélever dans une ruche.

Le fait que son centre de recherche soit fermé réduit considérablement les activités qui étaient prévues pour la mission . PXR DSC 0412

Nous passerons les prochains jours à nettoyer les ruches qui sont stockées dans notre campement. Travail long et fastidieux, nous gratterons, nettoierons l’intérieur et l’extérieur d’une dizaine de ruches ainsi que des cadres qui servent de support au miel. PXR DSC 0280

Entre les séances de nettoyage, nous profitons de l’environnement en partant à pied visiter les environs. Des prairies à perte de vue avec de temps en temps  des yourtes qui abritent des éleveurs. PXR DSC 0071Des forêts également peuplées d’animaux sauvages. Le loup est présent dans la région.  Nous croisons de temps en temps des campements d’hiver qui sont vides à cette époque de l’année. PXR DSC 0488Difficile d’imaginer les conditions de vie que doivent subir les mongols en pleine hiver. 

Ce que j’ai pu retenir de ces quinze jours passés dans ce campement, c’est une très grande fierté de ce peuple. PXR PGO7878

Aucune lamentation sur leurs conditions de vie.

J’ai eu la chance d’assister trois fois à une séance de capture d’un cheval faisant partie du troupeau. L’opération se fait avec un cavalier équipé d’une perche avec à son extrémité un lasso. PXR PGO7762Selon le cheval choisi, la capture se fait plus ou moins facilement. PXR PGO8012

Pendant ces quinze jours, nous aurons droit à quelques visites. Des enfants qui arrivent au grand galop et que notre présence intrigue.

PXR DSC 0050Deux ou trois fois également un homme qui arrive en titubant. PXR PGO8167La vodka est présente dans tout le pays et fait malheureusement des ravages sur la santé de ces habitants.

PXR PGO8004

Les au revoirs seront chaleureux et plein d’émotions.

Je n’ai vu qu’un morceau infime de ce pays mais reste persuadé que les échanges que j’ai pu avoir avec Toro et Togui restent plus important qu’une visite éclair comme c'est le cas la plupart du temps dans les circuits touristiques. PXR PGO7979 

 

 

 

 

Par philgou - Publié dans : MISSION MONGOLIE
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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 21:32

MISSION EN POLYNESIE

Suivi des sites de ponte de tortues marines sur l'atoll de Tetiaroa. PXR PGO6850 Destination de rêve pour cette mission.

Les vingt-deux heures d’avions seront vite oubliées.

Tétiaroa ?        C'est où ?  PXR mission polynésie (766)

  Vous cherchez Tahiti et vous remontez un peu au Nord sur une cinquantaine de Kilomètres.

C’est là ! Un atoll composé d’une douzaine de Motu. PXR mission polynésie (365)

Aucune passe ne permet de pénétrer à l’intérieur de l’atoll.

Préservé jusqu’à aujourd’hui des promoteurs, un projet a récemment vu le jour pour y construire un hôtel version super luxe mais qui doit respecter l’environnement.

Espérons que cette volonté perdure dans le temps.

Deux heures de navigation pour atteindre l’atoll en partant PXR DSC 0149de Papeete. Le débarquement est déjà une aventure.

Une plateforme à l’extérieur de la barrière de corail a étéPXR mission polynésie (228) - Copie construite pour pourvoir débarquer.

Une grue permet de faire transiter les matériaux, nourriture et autres nécessités qui sont indispensables à la vie sur le motu et à la construction de l’hôtel.

Nous partons peu de temps après notre arrivée faire le tour du motu Onetahi où nous sPXR DSC 0182ommes hébergés.

Nicolas, le biologiste marin qui nous accueille, veut nous montrer des traces fraiches de tortues qui sont venues pondre.

Il veut également en profiter pour vérifier deux nids, où d’après lui les bébés tortues devraient avoir rejoint la PXR DSC 0177mer.

Les traces de tortues qui sont venues pondre sont bien visibles et facilement reconnaissables. Nous apprenons vite à reconnaitre la trace montante et celle descendante. Nous arrivons au premier nid supposé avoir éclos.

Nicolas nous montre ce qu’il appelle le cône d’émergence qui indique que les éclosions ont bien eu lieu.

Pour confirmer, il creuse le nid. PXR DSC 0304Cette opération fait partie du travail qui doit être effectué et qui permet de vérifiePXR mission polynésie (422)r le nombre d’œufs qui ont éclos.

Une fois  le comptage effectué, les coquilles sont remis dans le nid et ce dernier est rebouché de façon à laisser l’endroit dans PXR mission polynésie (237) - Copieson état initial.

Une centaine de coquilles sont sorties du nid, un œuf avec un bébé mort et deux autres bébés qui eux sont bien vivant mPXR mission polynésie (77)ais restés au fond du nid.

Ils iront rejoindre la nurserie qui se trouve à Mooréa. Cette nurserie recueille des tortues blessées et des bébés qui sont relâchés au bout de six mois. L’association espère ainsi PXR mission polynésie (76)sauver quelques spécimens et augmenter le nombre de bébés qui survivront (environ 1% des bébés atteignent l’âge adulte dans leur milieu naturel).

 Le deuxième nid que nous devons vérifier est également prometteur.

 Un cône d’émergence est également visible.PXR mission polynésie (201)Nicolas me propose de le creuser.  Je n’aurais pas besoin de creuser PXR DSC 0297beaucoup, ils sont à la porte à attendre la nuit pour rejoindre la mer.

Nous sortons une PXR mission polynésie (240)soixantaine de bébés qui seront élevés sur Onetahi jusqu’à leur remise à l’eau dans 6 mois.

Une première journée prometteuse.

Nous sPXR PGO6707ommes quatre volontaires sur cette mission.  

Deux équipes de deux pour assurer un suivi la journée pour une des équipes et l’autre qui assurera la surveillance de nuit sur un des motus. PXR PGO6861 

L’activité pour l’équipe de jour consiste à repérer les nouvelles traces, faire les relevés qui caractérisent les nouveaux nids et creuser ceux pour lesquels les émergences ont eu lieu pour comptabiliser les œufs. PXR DSC 0199

Toutes ces données sont archivées et permettront de mieux comprendre les raisons qui font que les tortues viennent pondre ou ne viennent plus.  

  Elles permettront également de mieux préserver l’environnement des sites de ponte.

L’équipe de nuit doit quant à elle marcher sur la plage du motu où elle se trouvera pour repérer les tortues venues pondre. PXR DSC 0219

Le but est de pouvoir observer la ponte, de mesurer la tPXR DSC 0086ortue, la baguer et compter les œufs pondus.

Ces opérations sont facilement réalisables une fois que la tortue a commencé à pondre. Elle rentre alors dans une sorte de transe et donne l’impression d’ignorer complètement ce qui se pPXR DSC 0215asse autour d’elle.   

Avec Valérie, nous assurons l’équipe de nuit la première semaine. Pendant les six premières nPXR mission polynésie (270)uits nous marchons sur la plage de 21h30 à 4h du matin.

C’est la saison des pluies et nous sommes fréquemment arrosés. Les pluies ne durent jamais bien  longtemps et la température autour de 28°C  nous permet de supporter cette humidité facilement. PXR DSC 0232 

Les trois premières nuits, pas de tortue. 

  Ce n’est pas pour autant qu’il ne se passe rien.  

PXR DSC 0238Nous observons des fous bruns et des fous à pattes rouges qui nichent à même le sol ou à quPXR DSC 0228elques mètres au dessus du sol.

 Les kavéus, plus connus sous le nom de crabe des cocotiers nous ferons quelques petites frayeurs.

PXR_mission-polynesie--260--recadrer.jpg

De même pour les rats que nous rencontrons de temps en temps.

Nous aurons l’occasion également d’observer des petites murènes qui viennent très près du bord chercher leur nourriture.

Il faudra attendre la quatrième nuit pour voir notre première tortue. Il est 23h00 et elle vient juste de sortir de l’eau. PXR DSC 0404Nous avons prévenu Nicolas qui arrive peu de temps après avec l’autre équipe Laurence et Michèle. PXR mission polynésie (558)Dans un premier temps, la tortue cherche le meilleur endroit pour creuser son nid. Elle peut ainsi commencer à creuser, s’apercevoir que l’endroit est plein de racines, s’arrêter, recommencer un peu plus loin et ceci plusieurs fois. PXR DSC 0352

Une observation effectuée quelques semaines auparavant a permis de constater quatorze tentatives pour que finalement la tortue regagne la mer sans avoir pondPXR DSC 0387u.   

 Nous aurons plus de chance, celle-ci ne fera qu’une seule tentative et laissera dans son nid une trentaine d’œufs. PXR DSC 0349 

Le temps pour nous de mesurer la carapace, la baguer sur les deux nageoires avant et de prendre les photos d’identification.    PXR DSC 0347

  Super expérience que nous venons de vivre. Nous terminons la nuit en continuant à sillonner la plage.   

Le lendemain, ce sera une autre expérience. J’ai oublié le téléphone dans la tente PXR DSC 0375qui nous permet de nous reposer au petit matin.

Je retourne seul le chercher et …..une tortue est en train de retourner à la mePXR DSC 0320r. 

Nous sommes passés devant à l’aller sans voir sa trace. Au petit matin nous comprendrons un peu mieux pourquoi nous l’avons ratée.

Le sol est rocailleux avec très peu de sable et la trace est à peine visible.

  Nous constaterons également qu’elle n’a pas pondu.

Mais pour le moment, je suis tout seul avec la tortue qui retourne à la mer. La consigne de Nicolas dans ce cas « retournez la tortue pour pouvoir ensuite la baguer ». PXR DSC 0300La bonne blague! Première tentative… raté, deuxième… raté également, la troisième sera la bonne mais elle est déjà à moitié dans l’eau.

PXR DSC 0302J’appelle Valérie qui doit se trouver quelques centaines de mètres plus loin mais le vent contraire ne lui permettra pas de m’entendre.

Je culpabilise en voyant la tortue  dans cette position,  je prends les mesures de son plastron  (j’apprendrai après coup que ça ne sert à rien), fait les photos d’identification et…sais pas trop quoi faire après.  PXR DSC 0411

Aller chercher le téléphone dans la tente, rejoindre Valérie… ces deux options nécessitent de laisser la tortue sur le dos et cette éventualité ne me plait pas. J’attends un peu en espérant que Valérie arrive puis je me décide à la remettre à l’endroit. Je viens juste de lui rendre sa liberté quand j’aperçois PXR mission polynésie (506)la lampe de Valérie…  

La deuxième semaine, nous inversons les taches des équipes. Nous allons découvrir les motus qui composent l’atoll de Tétiaroa. En deux jours, nous parcourons les motus où les tortues sont susceptibles de venir pondre. PXR mission polynésie (507) 

Départ vers 6h30 pour un retour à la fin du parcours prévu qui se termine souvent dans l’après-midi. Le passage d’un motu à l’autre se fait en kayak lorsque Nicolas n’est pas disponible pour effectuer les transferts.

Pas d’observation de tortue la journée,  juste le relevé des nouvelles traces qui sont assez facilement identifiables lorsque le terrain est sableuxPXR mission polynésie (432), beaucoup moins facile lorsqu’il y a des rochers.

Une fois les traces trouvées, nous relevons toutes les caractéristiques qui permettent de comprendre le trajet de la tortue et si elle a ou non pondue. Identification du nid et des tentatives si la première ne correspond pas au nid. PXR DSC 0173

Largeur de la trace, largeur du nid, hauteur du nid par rapport à la mer, schémas du tracé, nature du terrain…

Les nids se situent souvent en limite de végétation où se trouvent également les moustiques etPXR PGO7146 les nonos qui sont très nombreux dés que l’on pénètre à l’intérieur des motus.

Nous  relèverons six nouvelles traces pendant cette deuxième semaine. 

   Cette deuxième semaine sera l’occasion de découvrir la beauté des paysages et de leurs habitants.PXR PGO7235 Les motus ne sont habités que par les animaux. Les oiseaux y sont très nombreux. Ils sont chez eux et nous le font savoir. PXR PGO6737

Il n’est pas rare d’en voir un arriver droit sur nous en piqué et tourner au dernier moment pour PXR PGO6931nous éviter.  

Nous sommes en pleine période de reproduction et les bébés sont nombreux.

 PXR PGO6788 Des  frégates, gygis blanches, fous bruns, fous à pattes rouges, noddis et sternes huppées sont présent sur l’atoll. Nous faisons en sorte de ne pas les déranger. PXR PGO6780

Nous pouvons les observer de très près, un vrai bonheur pour les photos.

PXR PGO7241Les frégates qui sont en pleine parade PXR PGO7192nuptiale, montrent leurs gorges rouges toutes gonflées pour attirer les femelles.

Les paysages sont également un régPXR PGO7263al.

On comprend pourquoi beaucoup de peintres sont venus s’inspirer en Polynésie. PXR PGO7035

 Les couleurs qui changent au gré de la couverture nuageuse sont des palettes de nuances de bleus que je n’avais jamais vuPXR mission polynésie (252)es auparavant.

Difficile de quitter cet endroit magique encore préservé. Nous avons conscience d’avoir eu le privilège de vivre pendant ces quinze jours sur cet atoll où très pePXR mission polynésie (410)u personne vont.  Espérons que l’impact des hommes n’aura pas de conséquence sur son équilibre naturel et que les bébés tortues que nous avons sortis du nid pourront venir pondre dans une vingtaine d’annPXR mission polynésie (374)ée.   

 

 

 

Les vingt et une heures de vol du retour commencent par le survol de l’atoll de Tétiaroa.

 Nous reconnaissons les endroits que nous avons parcourus pendant ces quinze jours. Petit pincement au cœur sur cette photo vue du ciel qui confirme la beauté du site. PXR mission polynésie (772)

Par philgou - Publié dans : MISSION POLYNESIE
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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 21:55

MADAGASCAR OCTOBRE 2010

PARC DE RANOMAFANA 

  PXR ranomafana detail fr

 

Nouvelle expérience.

Jusqu'à maintenant, je m'étais contenté de prendre des photos pour alimenter la banque de donnée photos de Planète Urgence ou des associations bénéficiaires. PXR DSC 0282    

  

Faire de la formation en photographie est totalement différent.

Les gardes du Parc de Ranomafa sont les bénéficiaires de cette nouvelle mission.PXR MADA 2010 2S (1)  

 

Le besoin est d'acquérir des notions en photographie pour :  

-Améliorer la promotion du parc en utilisant des images suffisamment belles et attrayantes dans le but d'être exploitées sur des plaquettes promotionnelles ou des expositions.

 

-Faire de la photo d'identification pour enrichir les données scientifiques du parc. PXR PGO6617  

  -Sensibiliser les populations sur des sujets comme la déforestation ou le braconnage en argumentant le discours avec des images.

  

Les bénéficiaires de cette formation ont des niveaux PXR DSC 0283très disparates et il est difficile de faire des groupes homogènes. 

Une pPXR PGO6579remière journée pour faire un peu de théorie et dés le lendemain, nous sommes sur le terrain pour mettre en application les acquisitions de la veille.

Nous avons à notre disposition trois appareils réflex numérique et un bridge.

Les sujets ne PXR MADA 2010 2S (111)manquent pas dans le parc.

Une faune et une flore très dense et très diversifiée. PXR PGO6505

 Une des particularités de Madagascar est de posséder de nombreuses espèces endémiques. 

 

Les lémuriens font partie de cette diversité sPXR PGO6537i caractéristique. 

Nous passons une dizaine de jours à parcourir les différents circuits dPXR DSC 0278u parc... 

Le dernier circuit se fera sur trois jours.

La randonnée est physique.

Beaucoup de dénivelés sous un climatPXR DSC 0339 chaud et humide.   

 

 

Après la première nuit passée en forêt, la journée du lendemain nous emmène jusqu'à une cascade de 85m de chute. 

 

             Superbe.  PXR MADA 2010 2S (168) 

Un endroit encore vierge de toute activité humaine. Trop éloigné des moyens de communications, aucune trace d'activité humaine ne vient dénaturer ce spectacle naturel.  PXR MADA 2010 2S (178)

  

Pour la deuxième nuit, nous atteignons un village qui se trouve à une quinzaine de kilomètres de la première route ou piste.

Nous sommes invités à manger chez le propriétaire qui nous héberge. Une soirée un peu arrosé avec du rhum local .......qui fait un peu mal à la tête. PXR MADA 2010 2S (182)

Nous passons la soirée avec une dizaine d'enfants autour de nous. Ce n'est pas tous les jours que des Waza s'arrêtent dans le village.PXR MADA 2010 2S (242)  

La quinzaine de kilomètres qu'il nous reste à parcourir le lendemain pour rejoindre le véhicule qui nous conduira à Ranomafana sera difficile à boucler. 

Le reste de la journée sera très "speed". PXR MADA 2010 2S (279)                             

  Nous devons décharger les centaines de protos prises pendant ces trois jours (les moyens informatiques ne sont pas toujours très performants). PXR MADA 2010 2S (193) 

 

 

Préparer la remise des "diplômes" qui attestent que les paticipants ont bien assisté à la formation.

 

PXR MADA 2010 2S (263)Nous terminerons dans un des "restaurants" de Ranomafana pour notre dernière soirée d'au revoir. PXR MADA 2010 2S (314)

 

 

 

Le lendemain, départ à 6h pour une arrivée à Tana à 17H et un avion à 23h.  

Une nouvelle expérience toujours aussi enrichissante. Un des apports principaux des missions de Planète Urgence est sans conteste l'échange culturel. J'ai toujours la sensation au retour d'avoir plus reçu que donné.       PXR PGO6660

Par philgou - Publié dans : MISSION MADA 2010
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 15:26

UN EXTRAIT D'UN DE MES CARNETS DE VOYAGE QUI RACONTE MON PASSAGE ENTRE LE BENIN ET LE BURKINA FASO.

Bonne route!

PXR Mali (681)

Départ de Mopti le 21/10/2009  au matin pour rejoindre Ouagadougou au Burkina Faso. Une distance de 490 km sépare les deux villes…………départ un matin à 7h30……… arrivée le lendemain vers 17h.

Réveil 6h00 pour être au rendez vous à 7h à la gare routière de Mopti. Question anodine, à quelle heure part le "taxi brousse". Un silence.....même question un peu plus tard........entre 8h00 et 11h00.....quand il sera plein !

Nous partirons à midi.

La matinée se passe à attendre et observer les vendeurs ambulants qui proposent à peu près tout et n'importe quoi. Ici les cireurs de chaussures sont remplacés par les hommes qui te font les ongles des pieds et des mains en attendant le bus.

Enfin, vers 11h ça bouge et nous allons charger les sacs......Ah!!! ce n'est pas le bus qui était prévu avec lequel nous allons partir. Le premier était déjà très ......très ......abimé. Le nouveau tombe en ruine.

Pas de démarreur, il faut pousser….., pas de frein à main, une pierre sous la roue suffit…………, aucun affichage ne fonctionne sur le tableau de bord, le principal c’est que ça roule………………, pas de clé de contact, ça sert à rien puisque en touchant les fils ça marche)………. Pour arrêter le moteur, il faut tirer sur une ficelle qui sort du plancher......Nous faisons le plein d'eau......du radiateur, d'huile dans le moteur et d'essence mais juste ce qu'il faut.

Et nous voilà partis.

Le Bus se remplit un peu plus au fur et à mesure du trajet. Je pensais être bien à l'avant à côté du chauffeur. Grave erreur : le moteur chauffe, l'isolation thermique est inexistante et dehors il fait 40°.  Ma vitre est bloquée en position basse....en fait le mécanisme pour la remonter a disparu. Pourvu qu'il ne pleuve pas.

A 50km de Koro qui se trouve juste avant la frontière, un grand bruit se fait entendre. La piste est pleine de trous. Plus ou moins gros et visiblement, nous avons un problème .....La barre de transmission ....Une goupille au niveau de la mâchoire vient de casser. Pas de problème le mécano du taxi brousse la démonte. Ah la clé est trop large pour l'écrou...Un petit coup de masse sur la clé pour l'ajuster et ça devrait aller....ah mince, la clé vient de casser. Un autre taxi brousse s'arrête à notre hauteur. Discussion et devinez ce qu'ils sortent de l'autre taxi....bah! une autre barre de transmission. On remonte cette nouvelle barre et c'est reparti. Quelques centaines de mètres plus loin, un autre bruit. Cette fois c'est juste un ‘’truc’’ qui ne tient pas bien qui tombe. Une petite lanière en caoutchouc et c'est reparti pour de bon cette fois.

Au village d'après, le taxi brousse qui nous a dépanné veut récupérer sa barre de transmission. Démontage de cette dernière dans le garage local. Il ne reste plus qu'à réparer la nôtre. Une heure après c'est chose faite. Un orage éclate. Ca commence par une tempête de sable où tu ne vois plus rien et après c'est la pluie. Ma vitre à l'avant est remontée à la main et bloquée avec un tournevis. Nous arrivons de nuit à Koro. Le chauffeur a mis les phares dix minutes avant d'arriver. Nous ne voyons plus rien sur la piste et prenons les trous avec violence la plupart du temps.

En arrivant à Koro, je téléphone  à une personne qui habite ici et qui pourra m'aider à trouver un coin ou dormir. Mon téléphone Malien sert beaucoup ici. Papayaro, c'est son nom, vient me chercher à "l'arrêt de bus". Un toubab chez lui,  c'est la fête ! La proposition d'une douche est la bienvenue, je suis dans un état lamentable. Il s'inquiète quand même de savoir si la douche malienne me suffit. A savoir, un seau d'eau dans un espace clos à ciel ouvert qui sert également de toilette (un trou). Je vous assure que c'est le bonheur après la journée en taxi brousse.

Je suis invité à manger. Du riz en sauce avec un peu de viande. Le tout servi dans une bassine où tout le monde mange avec la main droite. Ca fait deux mois que je mange régulièrement de cette façon, je commence à être habitué. Le plus dur à manger avec "la" main ce sont les spaghettis.

Papayaro m'a réservé une chambre dans un campement pour touristes. Un lit avec moustiquaire dans un espace ouvert et heureusement qu'il l'est car la chaleur est dure à supporter.

Le lendemain, il vient me chercher et me propose le petit déjeuner chez lui. Des tomates avec des sardines à l'huile! C'est la première fois que je mange des sardines à l'huile depuis que je suis parti. Pour le petit déjeuner, c'est un peu violent. Je fais honneur au plat car je sais que c'est pour faire plaisir.

Nous allons ensuite nous renseigner sur l'heure de départ du prochain taxi brousse pour Ouaga. Quand il sera plein!!! Il peut contenir 22 personnes et pour l'instant nous sommes 5. Il y deux toubabs avec moi et après avoir discuté, nous proposons de payer plus cher pour partir le plus tôt possible. Après négociation , nous partons à 10h30.     

Le nouveau taxi brousse est du même type que la veille. Son chauffeur roule très doucement. Je pense qu'il a peur que le véhicule ne se casse. On voit la piste depuis l'habitacle.

Nous nous arrêtons 4 fois pour présenter papiers et visa pour passer la frontière. La police Malienne, la douane Malienne, la douane Burkinabé et la police Burkinabé.     

Nous arrivons vers 15h à Ouahigouya. Coup de bol (il en faut un peu quand même), un bus repart pour Ouaga dix minutes après. Celui ci, est un vrai bus, la piste est maintenant du goudron et .......le chauffeur se prend pour Fangio. Les piétons, charrettes, bœufs, moutons et chèvres ont chaud à leurs poils sur tout le trajet. A 17h nous sommes à Ouagadougou. 

   

 

Par philgou - Publié dans : DU MALI AU BURKINA
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 18:39

Les images et récits qui vont suivre ne remplacent pas les émotions vécues pendant ces cinq mois de voyage.

PXR 2009-08-06 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0084


Elles sont témoins d’une aventure qui restera dans ma mémoire et que je souhaite faire partager.PXR 2009-08-05 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0008

De l’Indonésie à l’Afrique de l’ouest, le temps s’écoulera trPXR 2009-08-06 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0080op vite.


Les chemins parcourus restent en dehors des circuits touristiques et des grosses agglomérations, hors transports et transit. 



Des leçons de vie à observer tous les jours.PXR 2009-08-11 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0618

Savoir regarder, savoir écouter et savoir partager.
La constante que je retrouverais pendant tout ce parcours, les rires et la bonne humeur
qui nous font bien souvent défaut dans notre société industrialisée où le fil conducteur reste la consommation.

Place aux images et bon voyage…………….

PXR 2009-08-08 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0200

 


Siberut où vivent les Mentawaïs sera la première étape de ce voyage.

PXR 2009-08-07 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0102 





500Km de navigation dans un ’’Ferry’’ bondé qui s’apparente plus à un boat people.
Une île où la nature reste encore vierge mais menacée par la déforestation.
Loin des préoccupations habituelles qui font notre quotidien d’européen, les habiPXR 2009-08-08 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0152tants sont en pleine harmonie avec leur environnement.  

Les activités des villageois sont rythmées par les saisons.

Ici, pas d’eau courante et encore très peu d’électricité.PXR 2009-08-09 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0306



Des chamans reconnus et respectés par l’ensemble de la population perpétuent les traditions.

Tous les dimanches après midi, ces derniers, en costume traditionnel ‘‘d’homme fleur’’, interprètent des danses ancestrales pour les villageois.

PXR 2009-08-09 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 0339


 De retoPXR 2009-08-16 Indonésie Siberut Ecole PGouriellec 1269ur sur l’île de Sumatra, une étape à Medan, pour rejoindre à quelques centaines de kilomètres de là, des villages impliqués dans la reforestion de mangrove. Ces programmes de reforestation soPXR 2009-09-01 Indonésie Région Medan Reforestation PGournt soutenus par l’association Planète Urgence avec laquelle je suis parti en partenariat.

Un travail de fourmi que ce projet de reforestation. Très peu de moyen, un travail réalisé de façon traditionnel. Le but est de protéger l’écosysPXR 2009-08-26 Indonésie Région Medan Reforestation PGourtème mais pas seulement.

 Limiter les effets dévastateurs des tPXR 2009-08-25 Indonésie Région Medan Reforestat-copie-1sunamis, préserver les ressources naturelles et le travail des pêcheurs qui habitent dans la région.



Le projet est ambitieux mais nécessaire pour que ces images soient encore visibles dans quelques années.

PXR 2009-08-26 Indonésie Région Medan Reforestat-copie-1


Sumatra ? Ce ne serait pas là où il resterait encore des ……..Orangs  Outangs ……… ………………………….. en liberté ?

Menacés de disparition.  Principale raison : la déforestation.

 

PXR 2009-09-02 Indonésie Bukit-Lawang (174)


Son hPXR 2009-09-02 Indonésie Bukit-Lawang (179)abitat naturel se réduit chaque jour un peu plus. Conséquence directe de sa disparition puisque sans ce dernier, il ne trouve plus de nourriture.



Le regard de cet animal emblématique reste un souvenir inoubliable.

                            Nouveau continent, l’Afrique.

Plus précisément l’Afrique de l’Ouest.

Le Mali est le premier des trois pays que je vais parcourir sur ce continent.
Une empreinte musulmane très présente.PXR Mali (618)
 Le Mali se particularise également par un nombre d’ethnies impressionnant (environ une douzaine sans compter les castes). Difficulté supplémentaire lorsque l’on sait que chacune d’entre elle possède son propre dialecte.


La capitale, Bamako, est vue par certains comme un énorme village, je trouve l’image assez réaliste. PXR_Mali--337-.JPG

A part quelques bâtiments administratifs, la vie est dehors : des marchés innombrables jalonnent la ville
.

PXR Bénin (14)Présent le jour qui marque la fin du ramadan, les bœufs, moutons et autres cabris sont tués et découpés sur les trottoirs en pleine ville. Ame sensible s’abstenir.     

Le Mali, c’est aussi la Venise Malienne (Mopti), le pays Dogon, le Niger, Tombouctou, le Sahel avec ses touaregs....................

PXR_Mali--2769-.JPG

 Un pays qui possède une très grande diversité culturelle.

Les projets de reforestation sont également nombreux.

PXR_Mali--880-.JPGJe passe une quinzaine de jours dans trois villages proches de Mopti à vivre le quotidien d’une poignée de personnes impliquées dans ces projets.

Le Niger est le troisième fleuve du continent africain après le Nil et le Congo.PXR Mali (419)

Comme beaucoup d’endroits en Afrique et ailleurs, le fleuve est source de viePXR Mali (1746).






Le développement industriel est malheureusement une des causes majeures de la destruction du milieu et des ressources naturelles indispensables aux populations locales.

PXR Mali (386)Les besoins vitaux du pays ne semblent pas encore compatibles des problèmes écologiques auxquels nous sommes sensibilisés aujourd’hui.

Chaque année, la saison des pluies inonde les rives du Niger sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Je séjourne une semaine dans un des PXR Mali (2065)villages accessible uniquement en pinasse pendant cette période.

L’isolement provoqué pendant cette saison est paradoxalement une providence pour la survie de ces villages. Cultures, pêches et surtout renouvellement des ressources en eau qui seront nécessaires pendant la saison sèche (avril à juillet).

 


PAYS DOGON !

PXR Mali (1450)

Une semaine à parcourir une région d’un autre temps.

PXR Mali (1360)
Des villages construits au pied et dans les falaises.  Les traces d’habitations troglodytes, que l’on peut voir dans les falaises, appartenaient à une autre ethnie, les Telems qui furent chassés par les Dogons.

Les Dogons étaient majoritairement animistesPXR Mali (1221) mais s’orientent de plus en plus vers la religion musulmane. Les croyances animistes restent cependant encore très présentes dans l’esprit de la population.


Le peuple Dogon reste très attaché à ses traditions et son indépendance.



La case à palabre reste l’endroit où les anciens se retrouvent le soir pour discuter des problèmes concernant le village, prendre des décisions sur les différents conflits que les villageois ne manquent pas de leurs soumettre.

PXR_Mali--1344-.JPG

PXR Mali (1166)La case à palabre construite avec 8 piliers et 8 couches de chaumes ne permet que la position assise. La raison en est simple : Si une personne se risque à s’énerver et à se lever de façon brutale, elle se cogne la tête. De cette façon, elle est rappelée naturellement à l’ordre pour se calmer…………à méditer !

La beauté des paysages est difficile à rPXR_Mali--1334-.JPGetranscrire sur des images mais les amoureux du Pays Dogon sont souvent des inconditionnels. Ceux là sont respectueux des lieux et des personnes locales.

J’aurais malheureusement l’occasion de croiser un groupe de touristes qui le sera beaucoup moins.

Ils s’évertuaient avec insistance à prendre en photos des villageoises qui ne le voulaient manifestement pas .PXR Mali (1379)

Je les croiserais une nouvelle fois un peu plus loin.

Je prendrais à mon tour des photos de ces touristes en gros plan sans demander leur avis.

 Incompréhension de leur part mais également de la pPXR Mali (1262)art des guides qui les accompagnent. Une petite discussion avec ces derniers qui se terminera par « tu as raison, de toute façon ils sont infects ». Quelques clichés pour terminer la séance qui, je ne me fais pas d’illusion, n’aura pas servi à grand-chose.

 Je termine mon séjour au MALI six semaines après mon arrivée à Bamako.

Une autre aventure que le voyage qui me pePXR Mali (681)rmettra de rejoindre le Burkina Faso.
Les transports locaux sont une expérience qu’il faut vivre avec une certaine sérénité. Parti de Mopti le 21/10/2009 à 7H du matin, j'arrive à Ouagadougou le lendemain soir à 17H.
PXR Burkina (1)
490KM  séparent ces deux villes....
Ouagadougou, plus familièrement appelée Ouaga par les Burkinabés, est la capitale du Burkina Faso.

PXR_Benin--3015--1.jpg

Une capitale où les esprits sont encore très marqués par les inondations qui ont dévasté la région le 1er septembre 2009.

Beaucoup de personnes sont maintenant sans abri. Des tentes sont installées à la périphérie de la PXR Burkina (963)ville pour reloger les sinistrés.

 

 Malgré cela, la bonne humeur des habitants semble inaltérable.
Les Maquis sont pleins et la bière coule à flot.



J’ai l’occasion de parcourir les rues de la capitale à pied. Les Toubabs (surnom donné aux hommes blancs ) sont souvent abordés. Les premiers réflexes que j’avais en arrivant sur ce continent étaient souvent un réflexe de méfiancPXR Burkina (647)e. Je le perds au fur et à mesure que le temps passe et accepte la discussion de plus en plus facilement.

L’image du ‘’blanc’’ reste associée à l’argent et à l’opulence. Les heures que je passe à discuter avec les locaux, que ce soit au Mali, au Burkina ou au Bénin, sont la plupart du temps très enrichissantes.

Elles me permettent de mieux comprendre leur vie au quotidien et de mon côté je peux également répondre aux questions que me posent mes interlocuteurs.

PXR Burkina (858)

La vie en France est souvent vue de façon plus positive que la réalité.

Le sud du BurPXR Burkina (643)kina et plus précisément la région de Léo, est mon nouveau rayon d’action. Une région très rurale avec toutes les difficultés que cela engendre.

 L’association Planète Urgence, en dehors des projets reforestation, propose également des missions de congés solidaires qui font appel à des volontaires.PXR Mali (1929)

Avant ce voyage, j’ai participé en tant que volontaire à cinq missions environnement : à Madagascar, aux Comores, dans la région sud du Bénin, en Patagonie et au Zimbabwe.  Je commence à bien connaitre l’association et adhère à leurs actions.

Les volontaires de Planète Urgence partent pour des missions qui durent qPXR Bénin (1867)uinze jours et permettent d’apporter une aide dans le cadre de la solidarité entre les pays du Nord et les pays du Sud.
 

PXR Burkina (955)Les programmes de ces missions sont très variés et font appel à des volontaires qui choisissent des missions correspondant à leurs compétences.PXR Bénin (912)


J’ai eu l’occasion de suivre des missions au bénéfice du soutien scolaire dans des écoles des trois pays d’Afrique de l’Ouest que j’ai visités. Le constat est sensiblement identique dans ces trois pays.
 

Des classes surchargées. Il n’est pas rare de voir des classes de primaire de plus de cent élèves (j’ai vu jusqu’à 120 élèves).

PXR Burkina (481)
Les moyens pédagogiques réduits à leur plus simple appareil. A savoir, un tableau noir et des craies pour l’instituteur.
Les élèves sont la plupart du temps trois, voire quatre par table. Les livres sont la propriété de l’école et il n’y en a généralement qu’un seul par table. Les cahiers, ardoises et crayons sont très souvent fournis par des ONG.

PXR Burkina (453)
Les programmes, très chargés, qui sont enseignés dans les écoles sont définis par les gouvernements respectifs.
La méthode d’enseignement commune à toutes ces écoles est très magistrale.

PXR Mali (1948)Le nombre des élèves n’autorise malheureusement pas beaucoup d’autres méthodes d’enseignement.
Une faible minorité arrivera à poursuivre les études jusqu’au collège.

D’autres difficultés viennent également se rajouter à ce constat.

Le manque de ressource des familles oblige bien souvent ces dernières à ne pas envoyer leurs enfants à l’école pour qu’ils puissent les aider pendant les récoltes.PXR Burkina (658)

Cette activité est primordiale pour assurer les besoins alimentaires de toute une famille pour l’année à venir.

 Autre difficulté et non des moindres :
Les élèves ne peuvent compter que sur leurs jambes pour se rendre à l’école.PXR Burkina (200)
Les distances parcourues sont souvent importantes.
Une dizaine de kilomètres pour certains.
La plupart du temps, ils doivent également effectuer des travaux de premièrePXR Bénin (3011) nécessité avant de partir à l’école comme aller chercher de l’eau au point de ravitaillement le plus proche ou du bois pour que les femmes puissent faire la PXR Mali (648)cuisine.


Cet éloignement a pour conséquence de ne pas pouvoir rentrer le midi pour manger. Certains emmènent une gamelle, très peu d’écolePXR Burkina (197) possède une cantine.

Des femmes vendent un peu de nourriture près de l’école à l’heure du déjeuner et pendant les récréations. Très peu d’élèves ont accès à cette nourriture faute de moyen.



Une des volontaires que j’aurais l’occasion de croiser sur une des missions école fera un geste pour la tenue vestimentaire d’une de ces élèves.

Cette dernière porte la même tenue depuis le début de sa mission. L’instituteur confirmera que les parents de cette élève sont dans une situation d'extrême pauvreté. PXR Bénin (1443)Lui offrir des vêtements n’est pas si simple. Ne pas tomber dans une générosité qui conforte la population que les toubabs peuvent les aider de façon systématique. Ne pas faire de l’assistanat qui ne résoudra pas les problèmes de fond d’une population démunie.

La question suivante sera posée aux élèves de la classe. « Avez-vous remarqué qu’une de vos camarades a toujours la même tenue ? » Un des élèves lève le doigt « oui m’dame ! » Un autre désignera l’élève concernée.PXR Burkina (166) 
Les élèves se connaissent très bien.
Toute la classe est consciente de la situation de cette jeune fille. Une fois ce constat partagé ouvertement avec la classe, la volontaire propose d’offrir une nouvelle tenue à cette élève pour l’aider et demande l’avis à toute la classe. Les enfants adhèrent tout de suite et une tenue lui sera offerte quelques jours plus
tard.

J’ai l’occasion pendant mon séjour de mesurer la solidarité Africaine à maintes reprises.

PXR Burkina (45)
Cette solidarité est certainement une des expériences que je retiendrais de mon séjour.

PXR Burkina (839)Après le sud du Burkina, je suis accueilli, toujours dans le cadre des missions de Planète Urgence, dans le diocèse de Koudougou qui se trouve dans le centre du pays à une centaine de kilomètres de Ouagadougou.

Tous les matins, les gospels nous réveillent à partir de 6h du matin. Nous sommes juste à côté de la cathédrale. Profondément non croyant, je prends un réel plaisir à assister à plusieurs messes qui se déroulent à l’extérieur et à l’intérieur de la cathédralPXR Burkina (861)e.

Une ferveur que je n’ai jamais rencontrée auparavant. Des chants qui résonnent loin dans la ville.PXR Burkina (876) Des tenues revêtues par les femmes africaines pour l’occasion.
Un moment haut en couleurs.     

Les volontaires présents pendant la période font également du soutien scolaire mais dans un centre d’handicapés moteurs. Le directeur du centre me demandera de faire quelques photos pour alimenter ses articles et les actions du centre.

  Pas forcément à PXR Burkina (798)l’aise pour faire ce genre d’images, j’en ressors un peu …………..retourné.

Une jeune fille se trouve  à l’entrée du centre et attendra toute la matinée. Elle a un visage superbe. Elle est venue en consultation pour remplacer sa prothèse. 


Je pose la question : - "Que lui PXR Burkina (683)est-il arrivé ? ………"
-" Pas grand-chose ……elle s’est blessée à la jambe et comme elle habite dans un village rural assez loin d’un centre de soin, que les villages ne possèdent pratiquement pas de trousses de secours permettant de pratiquer les premiers soinsPXR Burkina (770), la gangrène s’est installée et la solution la plus accessible pour sauver cette jeune fille a été de lui couper la jambe………"

 Sentiment d’injustice ? De révolte ? De colère ? D’impuissance ?...........
 

Une autre mission consiste à faire une formation de maintenancePXR Bénin (1893) informatique dans un cyber café.  Ne pas se méprendre sur les cybers cafés. Le haut débit annoncé n’a rien à voir avec celui que l’on connaît. 
Les coupures d’électricité sont nombreuses et perturbent le fonctionnement du Cyber de façon régulière quand ce n’est pas la liaison ‘’haut débit’’ qui est défectueuse.

Après quatre semaines au Burkina, je termine mon périple par le nord du Bénin.PXR_Mali--1233-.JPG

 Plus précisément dans la région de Tanguiéta.

Six semaines à sillonner la région en moto dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres.

Il est assez facile de trouver une moto à louer. C’est généralement une source de revenu supplémentaire pour son propriétaire et reste un moyen de locomotion efficace qui mePXR Mali (966) permet d’effectuer mes déplacements en toute indépendance.

Petite précision cependant sur la conduite en moto.

Il n’existe qu’une seule route goudronnée dans la région :
Celle qui rePXR Mali (401)monte à la frontière du Burkina d’un côté et le sud du Bénin de l’autre.

Le reste du réseau routier est composé de pistes plus ou moins praticables.

La conduite sur piste est particulièrement difficile lorsque l’on croise des véhicules ou lorsqu’il y a beaucoup de vent soulevant la poussière.
PXR Burkina (662)Les feux de brousses sont également très fréquents de Novembre à Janvier et remplissent l'atmosphère ambiante de cendres.

Ces désagréments sont une contrainte à prendre en compte lors des déplacements effectués.

 La région nord du bénin est riche en culture, par le pays des Tata Somba, en paysage avec la chaîne montagneuse de l’Atacora, en patrimoine naturel avec le parc de la Pendjari et en générosité par ses habitants avec qui je partage des superbes moments.  PXR Bénin (2694)

Les Tata Somba  sont des habitations traditionnelles qui persistent encore malgré la difficulté de leur entretien nécessaire. Les jeunes ont PXR Bénin (2536)tendance à délaisser ce type d’habitat devenu trop contraignant par rapport aux techniques plus modernes devenuent de plus en plus accessibles.

Seul, le développement de l’écotourisme reste une raison qui incite à faire perdurer ce type d’PXR Bénin (2583)habitation. Le pays Tata Somba est d’ailleurs partagé avec le Togo qui, de son côté, a réussi à faire inscrire ce type d’habitation au patrimoine mondial de l’Unesco.

L’AtacoPXR Bénin (2767)ra est à la fois une chaîne montagneuse ou plutôt d’importantes collines où les paysages font la beauté de cette région qui s’étend du parc de la Pendjari jusqu’à la frontière Togolaise en traversant le pays Tata Somba.

Le parc national de la Pendjari est l’un des principaux parcs de l’Afrique de l’Ouest. PXR_Benin--2586-.JPG
La diversitéPXR_Benin--3009-.JPG de la faune et de la flore est un atout pour le Bénin qui a le mérite d’impliquer les populations périphériques dans la lutte contre le braconnage.

Une des missions proposées par Planète Urgence en partenariat avPXR Bénin (3106)ec la direction du parc, consiste à impliquer les volontaires sur des actions comme compter les animaux, mesurer les distances de fuite, effectuer les relevés GPS correspondants aux observations et plus généralement participer aux activités du parc.

Je consacPXR Bénin (2456)re une semaine complète à suivre cette mission. Un campement au beau milieu du parc nous fait profiter des bruits nocturnes (éléphants, lions, Hyènes……..).PXR Bénin (3208)

Les feux de brousse sont une des activités qui sont réalisées par les guides du parc. Les feux sont allumés quelques semaines après la fin de la saison des pluies. De cette façon, seules les herbes hautes brûlent sanPXR Bénin (2443)s détruire le reste de la flore.
Ils s’arrêtent d’eux-mêmes aux endroits qui restent ePXR Bénin (3389)-1ncore un peu humide ou lorsqu’ils rencontrent des pistes.

Les lions, éléphants, buffles et autres antilopes seront au rendez vous pendant cette semaine.

Le dernier jour, nous croisons des gardes qui viennent de saisir une dizaine de vélos à l’intérieur du parc.
PXR_Benin--3479-.JPGLes propriétaires de ces vélos se sont envolés en abandonnant tout le matériel qu’ils avaient en leur possession, y compris le butin de leur braconnage. Une antilope est retrouvée en morceaux sur les vélos. Pour cette fois, les braconniers n'auront pas eu le temps de faire trop de dégâts.

 A défaut d’être pris en flagrant délit, ils rentreront à pied dans leurs villages qui se trouvent à plusieurs dizaines de kilomètres.

PXR Bénin (2741)Les nombreuses missions existantes dans la région de Tanguiéta vont me permettre d’avoir un aperçu très diversifié sur la population rurale et citadine.

Beaucoup d’écoles visitées, certaines d’entre elles en pleine brousse, sans eau potable ni électricité. 

La moto ne tombera pas en panne, je me laisserai juste un peu PXR Bénin (2752)surprendre par quelques nids de poules (mais des grosses poules) que je ne verrai qu’au dernier moment.

Un des avantages à rester plus longtemps dans un endroit et de vivre au rythme de la population est incontestablement l’évolution des relations qui en résulte.

Sur la fin de mon séjour, je suis régulièrement invité à manger ou boire un verrPXR Bénin (1072)e. Les discussions sont nombreuses et chaleureuses.

Tanguiéta !!!!!!!!  Dernière étape de ce voyage. Ce sera une apothéose pour moi.

Le vol de retour est dur à vivre. Les images de tous les endroits où je suis allé défilent. Sentiment de culpabilité par rapport aux personnes qui me sont chères et qui m’attendent avec impatience.
 PXR Bénin (2770)

Je viens de vivre plusieurs aventures en une.
Des petites aventures, certe !

Je crois que l’homme a toujours en lui des rêves qu’il n’arrive à assouvir que très rarement.PXR Bénin (2789)

Les remarques que j’ai eues avant de partir sont très explicites :

La première qui était unanime  « Ta femme te laisse partir !?» et la deuxième « tu ne pourras jamais revenir et reprendre ton boulot ! ».


Oui, j’ai la chance de vivre avec une personne qui non seulement m’a laissé partir mais qui, de plus, a adhéré à ce projet.  Les personnes qui me sont très proches me donneront également unePXR Bénin (2763) adhésion totale.

Oui, j’ai repris mon travail et j’ai été le premier surpris de la facilité avec laquelle cette reprise s’est déroulée.

Cette expérience a été et restera vraiment très enrichissante.


Voilà,

Beaucoup d’anecdotes ne figurent pas sur ces quelques lignes. J’espère avoir choisi les bonnes pour rendre ce récit intéressant.
PXR BENIN R (215)

 En espérant que ce petit voyage virtuel vous aura plu. 

  

Par philgou - Publié dans : Sur les traces de Planète Urgence
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 00:11

AOÛT 2008 AU ZIMBABWE
              Protection de la faune dans
                    le Parc de Hwange

 

 Nous sommes les derniers à atterrir sur l'aéroport de Victoria Falls et toute l'équipe nous attend pour une balade sur le Zambèze.
L'acclimation se fera en douceur.
Le lendemain matin nous sommes devant les chutes Victoria Falls à 6H30.


Grandiose, le niveau de l'eau est encore
suffisamment haut pour que les chutes nous arrosent du Spray régulier qui en résulte.

L'association DART (Dete Animal Rescue Trust) qui nous acceuille a été créée en 2000

Ses principales activités sont les suivantes: 

 -Anti braconnage et collection de pièges

 -Enlèvement des pièges sur les animaux

-Comptages

 -Recherches sur les populations carnivores

-Observations des carnivores

Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre notre lieu de campement. Au milieu du Bush nous bénificions de l'eau courante et de l'électricité.

Une chaudière à bois permet d'avoir de l'eau chaude sauf, quand bien sûr, personne n'est là pour recharger la chaudière ce qui est le cas lorsque nous rentrons un peu tard de nos expéditions. Les coupures d'électricité sont également fréquentes et là encore la seule gazinière que nous possédons est éléctrique alors.....reste le barbecue à la frontale.

Les quinzes jours qui vont suivre nous font basculer de façon très concrète sur les différentes activités de l'association.
Plus souvent assis sur le dessus du 4X4 à essayer de capter les signaux envoyés par
les colliers qui ont été posés sur plusieurs carnivores du parc.
Les relevés effectués permettent de suivre précisément les déplacements des animaux et par conséquent mieux comprendre pour mieux les gérer les populations présentes dans le parc. 

 Les départs se font tôt le matin pour profiter de l'activité matinale de ses habitants. C'est l'occasion de rencontrer les nombreuses espèces présentes dans le parc.
Nous aurons l'occasion de vivre une nuit de pleine lune sur une
plateforme au milieu du Bush.


Une expérience inoubliable qui consiste à effectuer un comptage de tous les animaux qui vont venir s'abreuver dans une mare pendant une durée de vingt quatre heures. 

La nuit sera très fraîche
  avec une température autour des cinq degrés alors qu'en pleine journée nous sommes en t-shirt.
Nous -1217--Medium-.jpgcompterons jusqu'à trois cent vingt éléphants,en plus de girafes, zèbres, impalas, autruches,........ un spectacle permanent qui se déroule d'une façon immuable.
Sans oublier les deux crocodiles toujours autour ou dans la mare. 
La plupart des animaux n
e restent que très peu de temps autour du point d'eau.
L'endroit est aussi synonyme de danger.

Les carnivores ne sont pas très loin. 
Une autre expérience nous sera proposée pendant notre séjour.

Cette dernière sera encore plus intense que la nuit de comptage. La pose des colliers était surtout axés sur les lions pendant les précédentes années.
La population de ces derniers est maintenant en augmentation et une nouvelle étude est envisagée sur un autre carnivore.

Les déplacements des Hyènes restent encore assez mal connus dans le parc et Paul, le responsable de l'association décide de darter (endormir) une hyène.

De la viande d'éléphant sera attachée à un arbuste pour attirer les hyènes.

L'attente ne sera pas très longue, au bout d'une heure, elles sont là et nous font entendre leurs rires si caractéristiques. Elles sont très proches du 4x4 et il ne sera pas difficile d'en atteindre une.
Dès que la hyène est endormie, nous procédons à la pause du collier mais pas seulement: Elle sera mesurée sous toutes les coutures, un contrôle régulier de son état de santé est effectué (température, pouls, ventilation....).
Au bout de deux heures, elle se réveille et se met debout sans prévenir. Petit vent de panique avec retour précipité dans les véhicules.
 
"Notre Hyène" sera baptisée Eclipse. Pendant les deux heures où nous sommes restés près d'elle, nous avons eu droit à une éclipse de lune presque totale.
Le retour au campement se fait dans une excitation la plus totale et toute l'équipe aura bien du mal à trouver le sommeil.

  

 Nous aurons l'occasion avant la fin de notre séjour d'entendre le "bip" provenant du collier d'Eclipse.
Ce bip nous rassurera. Elle se porte bien et se déplace normalement. 

Paul trouvera les mots justes à la fin de notre mission. 
 

         A FUCKING  GOOD TEAM 

 



 

 

Par philgou - Publié dans : MISSION ZIMBABWE
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Mardi 25 décembre 2007 2 25 /12 /Déc /2007 14:59
           DECEMBRE 2007 EN PATAGONIE undefined

Etude et protection des cétacés dans la Province de Chubut en partenariat avec l'Association Doradillo Velas.

Après deux escales, une à Rio de Janeiro et une autre undefined à Buenos aires, il aura fallu une vingtaine d'heures pour atteindre cette région du monde encore préservée.
undefined
Les deux premiers jours sont consacrés à la présentation et la préparation des activités à venir. 
Le fait d'effectuer cette mission avec pour seul moyen de locomotion, un voilier de dix mètres, nécessitent une logistique bien particulière.  undefined
La météo est un élément à prendre en compte de façon impérative. Nous allons naviguer dans une région du mo undefined nde où le vent est omni présent (les quarantièmes rugissants pour ceux qui naviguent). Les deux semaines qui suivront nous le confirmeront. 

Les amarres sont larguées à Puerto Madryn le 03/12/07 vers vingt heures.  undefined Les navigations de nuit sont l'occasion d'observer les étoiles et de prendre la mesure de l'infiniment grand.
Au petit matin, nous atteignons la sortie du golf NUEVO. 
undefined Les premiers relevés de présence ou d'absence de Cétacé devaient commencer vers 8h mais la météo ne permet pas de commencer avant 11h. 

Des Tursiops seront les premiers dauphins que nous verrons suivis d'une quinzaine de Toninas (dauphin de Comerson) que l'on observe par groupe de deux ou trois. 
Nous apercevons également des baleines franches et leurs souffles (facilement reconnaissables par leur forme en V). undefined
Le paysage côtier s'est transformé et nous avons maintenant des falaises au pied desquelles se trouvent des colonies de lions de mer et d'éléphants de mer.
  undefined
Nous devons faire escale en fin d'après midi au port de Rawson, les caprices de la météo nous amènent trop tard devant le port pour pouvoir y accéder. 
Ce dernier n'est accessible qu'à marée haute. Le prochain horaire est ...... 3H30 du matin. Des quarts sont programmés pour attendre l'heure en faisant des ronds dans l'eau. Le ciel étoilé est magnifique. undefined A trois heures trente, nous rentrons dans le port en compagnie des pêcheurs qui attendent également leur tour.
Le port de pêche est en pleine activité, les bateaux déchargent leurs pêches ou se préparent à partir.  undefined Un pêcheur sort de sa cabine pour nous prendre en photo (c'est le monde à l'envers), nous ne croiserons en effet aucun voilier pendant les quinze jours de navigation.
undefined Rawson est une ville du bout du monde, très peu de gens dans les rues, une activité réduite au stricte minimum, le vent qui fait voler les broussailles, on se croirait dans un western.  


Prochain départ prévu pour le lendemain matin vers quatre heures (toujours à cause de la marée). undefined
Joël, qui a souffert du mal de mer depuis le départ de Puerto Madryn, nous quitte pour deux jours et nous rejoindra à Camarones. Il a été un malade exemplaire sans jamais se plaindre, tout en essayant de déranger le moins possible malgré une souffrance qui faisait peine à voir.

Nous apercevons des Toninas peu de temps après avoir quitté le port. undefined Nous en comptons jusqu'à six en même temps. Il sont très joueurs ce matin et nous font quelques petits sauts. Dommage pour les photos car il est encore trop tôt pour avoir suffisamment de  lumière. 

En fin de matinée, le temps se gâte et nous ne pourrons plus faire d'observation jusqu'au soir. undefined  
La navigation est sportive mais le bateau est sûr.
Cette dure journée sera récompensée le soir par un mouillage où se trouve une colonie de manchots et une colonie d'otaries qui viendront jouer autour du bateau. 
Une baleine franche et son baleineau passeront  à une centaine de mètres du bateau juste avant la tombée de la nuit.

Le 07/12/07 départ à 5 heures du matin en présence des lions de mer autour du bateau. DSC-1509-1.jpgLa mer se forme très vite et l'observation est une nouvelle fois très difficile. 
Dans l'après midi, alors que je suis dans le carré, un " ORCA ! " retentit sur le pont. 
Un Orque suit une route parallèle au bateau, nous décidons de ne pas dévier notre route pour voir son comportement. undefined Sa route se rapproche légèrement du  bateau. Il disparaît un moment pour réapparaître à une cinquantaine de mètres du bateau. Nouvelle disparition et c'est à une vingtaine de mètres juste dans le sillage du bateau qu'il réapparaît. Laurent (notre capitaine) qui est à la barre croise le regard de ce magnifique animal. undefined  Moment d'humilité ...
La nuit suivante sera très mouvementée. Le vent s'est levé et malgré le mouillage très sûr du Carpe Diem nous veillerons à tour de rôle une partie de la nuit. 

Au petit matin, nous partons par gros temps pour rejoindre Camarones. La mer est très agitée et la navigation très éprouvante. Les quarantièmes rugissants tiennent undefined leurs promesses et nous rappellent que cette partie du monde est sujet à une météo très changeante. Cette expérience fait partie de l'aventure même si pendant les périodes de mauvais temps, les observations sont quasiment impossibles.

Nous arrivons à Camarones en fin de journée pour un repos bien mérité.

Nous partirons deux jours plus tard pour terminer notre séjour sur l'île de LEONES.  undefined
Cette île est riche en faune mais encore mal connue. Pendant trois jours, undefined nous explorons tous les recoins de l'île en essayant d'inventorier les différentes espèces rencontrées : manchots, lions de mer, deux espèces d'otarie, cormorans, pétrelles géantes, peludos, undefined différentes espèces de rapaces... 

Notre campement installé sur les rochers est entouré de manchots qui se font entendre aussi bien le undefined jour que la nuit. 

Concert gratuit en plein air. 

Des dauphins viennent également nous rendre visite autour du bateau.

Pendant ces quelques jours, nous oublions la civilisation pour ne vivre qu'au rythme de la nature. 
Le réveil se fait au lever du jour. Des manchots viendront jusqu'à se frotter sur la tente.  undefined


La luminosité est impressionnante et n'inspire qu'à partir à la découverte de cet endroit magnifique.


Les déplacements se font par petit groupe de deux ou trois en faisant attention de déranger le moins possible. 
undefined
Nous sommes là pour apprendre puis faire connaître pour mieux préserver. 


S'asseoir sur une plage provoque une petite animation dans la colonie de manchots. Il suffit de ne plus bouger puis d'observer pour undefined que tout redevienne normale et que finalement les habitants de la plage viennent à quelques mètres de vous.



S'approcher d'un groupe d'éléphants de mer est un exercice de style undefined qui consiste à être le plus près possible du sol, voire de ramper, essayer de se confondre dans cette nature encore préservée.


                    DU BONHEUR à L'ETAT PUR !!!!

Nous quittons l'île le 16 au matin non sans quel undefined ques regrets. 
La navigation du retour nous permet de faire le tour d'une autre île réputée pour sa population de pétrelles. 


Les albatros sont présents également. undefined Que dire de ces oiseaux facilement reconnaissables par l'absence de battement d'aile : La perfection en matière de vol. Ils ne font que planer en utilisant le vent.

Retour sur Camarones pour finir le séjour avec un dernier debriefing sur nos impressions. Cette mission était la première du genre. Laurent et undefined Consuelo, sa compagne, qui sont à l'origine du projet sont attentifs à toutes nos remarques.

Après un dernier repas et des adieux chaleureux nous rejoignons TRELEW en bus avant notre retour pour la France prévu le lendemain.
Cette mission est également une expérience humaine très riche. Nous étions quatre volontaires,  undefined undefined    undefined    undefined    Marianne, Joël, François et moi-même accompagné undefined d'un scientifique Javier présent la première semaine. 

Toutes ces personnes ont apporté une touche personnelle qui a largement contribué au bon déroulement de la mission. 

                    Sans oublier "CARPE DIEM".
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Par philgou - Publié dans : MISSION PATAGONIE
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Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 00:53

             MARS 2007 AU BENIN

DSC-1563-1--Small-.jpg
 
Création d'une photothèque des espèces animales des forêts de Lama, de Lokoli et de la vallée de l'Ouémé


Six heures de vol pour arriver à COTONOU où nous passerons notre première nuit. Jean-Yves et moi-même formons l'équipe d'écovolontaires pour cette mission. DSC-0188--Small-.JPG
Dès le lendemain 6h, direction la forêt de LAMA. Georges, notre représentant local et Alfred, le chauffeur, sont avec nous.  
Après avoir déposé nos bagages à Bohicon où nous serons hébergés, nous repartons pour une première reconnaissance.  DSC-0145--Small-.JPG
La forêt de Lama se trouve à une demi heure de route de Bohicon. Georges nous fait faire le tour en voiture en nous expliquant comment elle est structurée. Environ 2500 ha où se trouvent 7 layons (chemins) qui la traversent intégralement.DSC-0372--Medium-.JPG
 Cette première incursion nous donne un aperçu des difficultés futures. La chaleur, omniprésente, est un handicap pour les randonnées quotidiennes. La forêt est impénétrable la majeure partie du temps et la luminosité en sous bois n'est pas des plus adéquate pour faire des photos. 
Sur le chemin du retour à Bohicon nous assistons à une manifestation. Nous sommes en pleine campagne électorale pour les législatives. DSC-0700--Small-.JPG  
A cette occasion, les défilés de motos et de voitures accompagnés de lâchés de tracts dans la rue sont fr DSC-0641--Medium---Small-.JPG équents. 
Tous les matins nous partons vers 7h00 pour profiter pleinement de la fraîcheur. 
L'activité des animaux est également plus importante à ce moment de la journée. 
J'aurai la chance le premier jour de croiser un céphalophe qui se laisse prendre en photo avant de prendre la fuite.  DSC-552-2.JPEG--Medium-.jpg
Des monas (singe) se font entendre. Nous en apercevons quelques uns mais ils sont très craintifs et ne se laissent pas approcher. Nous espérons secrètement rencontrer le Zinkaka qui est un peu la vedette locale. Ce singe est une  espèce endémique au Bénin. 
Il n'a été que très rarement pris en photo dans son milieu naturel. DSC-1284-1--Medium-.jpg  Cette première semaine nous entendrons juste son cri.
Les animaux que nous rencontrons sont: pintades sauvages, écureuils, mangoustes, antilopes que nous entendrons mais ne verrons jamais, de nombreux oiseaux et beaucoup d'insectes. DSC-0110-1--Small-.jpg
Alfred nous dépose à tour de rôle devant un layon et vient nous récupérer vers 12h pour le déjeuner qui se résume à trois ananas, 1 boîte de thon et de la vache qui rit. DSC-0277--Small-.JPG
Le quatrième jour, nous passerons la journée en pirogue dans la forêt de Lokoli. Cette forêt est en partie immergée et les villageois n'ont d'autre moyen de locomotion que la pirogue. DSC-0417--Small-.JPG  
De nombreux animaux vivent ici dont le mona que nous apercevrons de loin mais toujours pas de Zinkaka. 
DSC-0382--Small--copie-1.JPG Un écureuil volant se laisse prendre en photo ainsi que de nombreux oiseaux.
Les paysages sont superbes. 
Nous croisons également les villageois dans leur quotidien. La traversée de la forêt en pirogue pour accéder au village de Lokoli est particulièrement savoureuse. DSC-0530--Small-.JPG Cette journée reste un excellent souvenir et le nombre de photos prises sera nettement supérieur aux jours précédents.
Alfred nous fait prendre le chemin des écoliers pour le retour à travers la campagne Béninoise. DSC-0548--Small-.JPG
Il nous montre des signes Vaudous qui sont encore très présents au Bénin.
Les deux jours suivants, nous continuerons notre prospection dans la forêt de Lama. 
A la fin de cette première semaine, notre voiture donne des signes de faiblesse . DSC-0258--Small-.JPG Le carburateur est encrassé. 
La poussière ajoutée à la qualité de l'essence qui s'achète en bord de route dans des bonbonnes en verre y est certainement pour quelque chose.
La réparation se fait à l'aide d'un couteau suisse, on souffle, on aspire et........ça repart!  
Après une journée passé à Cotonou nous repartons pour un nouveau site. La vallée de l'Ouémé.  DSC-0193--Medium-.JPG  
Pour cette deuxième semaine, Eugène est notre interprète et sera d'un grand secours. 
Nous traversons l'Ouémé en pirogue pour accéder au village de Togbota.  DSC-1060--Small-.JPG
L'hébergement se fait chez Jacques, notre guide dans la recherche du Zinkaka. Jacques est un chasseur qui a autrefois chasser le Zinkaka et connaît parfaitement les habitudes du singe. DSC-1238-2--Small-.jpg  
Aujourd'hui, il est l'exemple même de ce que l'on peut faire pour protéger et préserver l'environnement en impliquant très fortement la population locale.
Tous les matins, nous partirons entre 6h et 6h30 alors que le jour se lève à peine pour attendre pendant parfois plus de deux heures le passage de la Vedette tant attendue. Les excursions du soir se font à partir de 17h30 jusqu à la nuit tombée.
Nous le verrons plusieurs fois mais les photos ne seront pas toujours d'une grande qualité. Le dernier jour sera le plus prolifique et j'aurai enfin des photos exploitables. OUF! Il était temps.
Ça valait le coup de ramper une dernière fois dans la forêt.
Les soirées sont riches en contact humain.
Le village ne possède ni électricité, ni eau cou DSC-1180--Small-.JPG rante.
La vie tourne autour de la rivière.
Les enfants sont toujours derrière nous lorsque nous partons en balade et nous posent plein de questions sur notre activité ou sur la France.
Nous leurs expliquons que nous prenons des photos des animaux vivants près de la rivière pour l'Université de Cotonou. DSC-1127--Small-.JPG Du coup, ils nous aident à repérer les oiseaux et autres animaux. 
Pendant notre séjour, nous irons acheter des cahiers, des crayons et un ballon de foot pour l'école du village. Evelyne, une étudiante, DSC-1385--Small-.JPG  nous emmène voir le directeur de l'école.
 Ce dernier nous explique toutes les difficultés qui sont les siennes pour assurer un enseignement digne de ce nom. Ce n'est pas chose facile car un des bâtiments de l'école a été détruit par une tornade et aucun moyen financier ne permet de reconstruire ce bâtiment. DSC-1057--Small-.JPG
Un mois après mon retour, j'apprendrai que le toit du bâtiment qui était intact a lui aussi été arraché par une tornade.  
Je termine mon séjour par deux jours à COTONOU que je parcours à pied.
La dernière aventure sera de prendre un Zimzim (motos taxis) de nuit, sous la pluie, DSC-1121--Small-.JPG avec mes deux sacs à dos pour arriver à l'aéroport par une route qui ne possède aucun éclairage publique.
Cette mission reste un excellent souvenir de par la chaleur des contacts que nous avons eu avec la population locale et nos correspondants. 

DSC-1200--Small-.JPG

Par philgou - Publié dans : MISSION BENIN
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 23:44

        Septembre 2006 aux COMORES

DS-0011--Small-.JPG
 Protection des cétacés 
dans l'Océan Indien

      Mission du 30-08-2006 en partenariat avec 
 MEGAPTERA

Le vol au départ de Paris nous emmène jusqu'à l'île de Moroni qui est la plus importante des trois îles des Comores.  mwali.jpg

Les quatre heures de retard ont un impact immédiat sur le transfert IMG-1953--Small-.JPG que nous devons effectuer pour l'île de Mohéli où  se déroulera notre mission. Notre vol est repoussé de deux jours. Pendant ces deux semaines et malgré la présence de notre guide local Saïd, nous serons confrontés aux difficultés qui sont omniprésentes à chaque déplacement ou formalités administratives.

Le jour DS-0166--Small-.JPG de notre départ pour Mohéli, un très fort vent nous fait craindre une annulation du vol. DSC-0056--Medium---Small-.JPG
Mais non, les avions russes ainsi que les pilotes de la même nationalité en ont vu d’autres. Un vol qui ressemble à un tour en manège. Arrivés à Fomboni (capitale de Mohéli), un taxi nous emmène à Nioumashoua qui sera notre lieu de résidence pendant ces quinze jours. Une vingtaine de personnes dans un véhicule prévu pour une douzaine.
 
DS-0240--Medium---Small-.JPG L’hébergement se fait dans des bungalows situés à quelques mètres de la plage près de trois baobabs. L’électricité est présente dans le village entre 15 h et 1h DSC-0084--Small-.JPG du matin sauf les jours où il y a une panne et il y en a environ une par jour.

Malheureusement, nous aurons pendant tout notre séjour une météo un peu désastreuse qui ne nous permettra pas de faire les observations et photos que nous pensions pouvoir faire. DS-0036--Small-.JPG

Il est très difficile de pouvoir repérer le souffle des baleines lorsqu’il y a beaucoup de vent. Les fois où nous parvenons à les approcher, l’instabilité du bateau rend la photo identification très difficile. DSC-0158--Medium---Small-.JPG  


Nous serons obligés pendant la quasi totalité de notre séjour de rester dans une zone de navigation abritée par les îles. DS-0034--Small-.JPG


Nous observerons cependant plusieurs Mégaptères avec leurs petits, des sauts impressionnants que nous apercevrons au loin.
Nous aurons également l’occasion d’écouter le chant des baleines (moment très émouvant).

DS-0030--Medium---Small-.JPG A la moitié du séjour, le banc avant du bateau cèdera.
Après une réparation de fortune IMG-1979--Small-.JPG que nous effectuons, nous repartirons l’après midi. Le deuxième banc situé sur l’arrière cèdera à son tour après 10 minutes de navigation. 
DS-0056--Medium---Small-.JPG Ô haine, ô désespoir, cette fois la réparation de fortune n’est pas envisageable et le bateau restera bloqué deux jours pour effectuer les réparations.
Les temps DS-0095--Small-.JPG d’attente nous permettent de préparer les séances de sensibilisation que nous avons effectuées auprès des enfants de Nioumashoua. A la première séance, nous aurons environ 90 enfants du primaire qui partic DS-0189--Medium---Small-.JPG iperont.
A la suite de ce succès, nous organisons un concours de dessin où les trois premiers gagnants se verront proposer une promenade en bateau pour aller voir leDS-0137--Small-.JPGs baleines.


Une autre séance est organisée pour des élèves d’une quinzaine d’année. Les questions sont nombreuses et nous confortent dans l’action qui est menée.

DS-0067--Medium---Small-.JPG  Nous aurons l’occasion pendant notre séjour d’assister à la ponte de plusieurs tortues vertes. Une expédition avec un départ à une heure du matin (la ponte se fait à marée haute). Le guide qui nous accompagne repère un trou dans le sable et en ressort des …… bébés tortues que nous accompagnerons jusqu’à la mer. DS-0054--Small-.JPG  
Aucune photo de la part de l’équipe pour ne pas perturber ces instants magiques.

 Makwé, notre guide local à Nioumashoua nous emmènera observer les chauves souris (des  roussettes) et une espèce de lémurien présente aux Comores, les Makis.
  DSC-0133--Small-.JPG L’île de Mohéli est la plus préservée des Comores. La faune et la flore sont d’une richesse très importante. Malheureusement, le peu de moyen que possède l’île met en péril cette nature encore préservée.
DS-0158--Medium---Small-.JPG

Aujourd'hui, le tourisme n'est pas encore arrivé dans cet endroit magnifique. Le fait de sensibiliser la population sur les richesses naturelles qu'elle possède permettra peut être de limiter une évolution touristique trop anarchique.

Malgré tous les problèmes rencontrés pendant  le séjour, cette mission reste un excellent souvenir en majeure partie grâce à l'équipe de volontaires.   

l'équipe de volontaire

Par philgou - Publié dans : MISSION COMORES
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 18:47

 

Une première mission en Mars 2006

Copie-de-DSC-0175--Large-.JPG

Suivi écologique des lémuriens dans la réserve de Zahaména et reconnaissance d’un circuit écotouristique.

 
DSC-0124--Large-.JPGAprès dix heures de vol, nous passerons notre première nuit à Antanarivo.

 

Nous mettrons deux jours pour atteindre le lieu de la mission. 

Une journée en 4X4 pour arriver jusqu'à la ville la plus proche de la réserve de ZAHAMENA. 
Cette première journée nous fait découvrir les paysages malgaches avec sa terre rouge.
DSC-421--Large-.JPG
Les pluies ravinent la plupart des pistes dès que ces dernières montrent une légère dénivellation. Il est très difficile de les maintenir en état pour que les véhicules puissent les emprunter.    DSC-0010--Large-.JPG

Pour la deuxième journée, nous ferons deux heures de piste. 

La marche sera ensuite le seul moyen de locomotion jusqu'à la fin de la mission 

Nous arriverons en fin de journée alors que la nuit est déjà tombée dans un état de fatigue assez avancé. DSC-316--Small-.JPG

 

 

Le seul chemin qui permette d'accéder dans la vallée où se trouve notre premier campement traverse une forêt primaire avec un dénivelé de plusieurs centaines de mètres. Le-dit sentier est parsemé de ruisseaux qu'il faut traverser en équilibre sur des troncs d'arbre ou d'arbuste selon les cas. De nombreuses racines sont en travers du chemin.

La pluie sera omniprésente pendant tout le trajet.

Ce n'est vraiment que le lendemain que nous pourrons vraiment apprécier le paysage qui nous entoure.
 
DSC-0025--Large-.JPG

 

La réserve de Zahaména se trouve dans une enclave eutourée de forêt primaire. Les trois villages qui se trouvent  dans la vallée vivent en autarcie totale.

Pour éviter une déforestation abusive qui est malheureusement déjà très présente à Madagascar, une réserve a été créée dans le but de préserver la forêt et ses habitants. 

De nombreux lémuriens vivent ici.

L'ANGAP, organisme d'Etat, a en charge de faire respecter les  règles établies pour préserver la réserve auprès des habitants et des touristes éventuels. Des accords DSC-0064--Large-.JPG de principe sont en vigueur entre les gardes locaux et les villageois. Ces accords sont basés sur le respect et la confiance mutuelle.

Sur ce que j'ai pu constaté pendant mon séjour, ce principe fonctionne très bien et devrait servir d'exemple à beaucoup d'autres actions de ce type. DSC-0272--Small-.JPG

 

La première semaine de notre mission consistait à inventorier les espèces de lémuriens rencontrées lors de nos sorties journalières. DSC-0209--Small-.JPG

La région où nous sommes est souvent arrosée par des pluies et les conditions seront souvent très humides.

DSC-337-recadrer.jpg Nous rencontrerons plusieurs espèces de lémuriens dont une espèce nocturne.

Le plus populaire, l'INDRI INDRI restera bien caché dans la forêt.

Nous aurons cependant l'occasion de l'entendre pratiquement tous les jours.
Son cri est très caractéristique et s'entend à plusieurs kilomètres à la ronde.  DSC-511--Large-.JPG

 

La deuxième semaine est consacrée à la reconnaissance d'un circuit écotouristique d'une quarantaine de kilomètres en forêt primaire. Nous ne ferons qu'une dizaine de kilomètres à cause d'une météo toujours très humide. DSC-355--Small-.JPG

Le campement en pleine forêt est un modèle du genre, complètement intégré à l'environnement.

La rivière toute proche sert de salle de bain.

Un vrai retour à la nature .
Nous terminerons ces deux semaines avec des images plein la tête et l'impression d'avoir participé à une action utile pour l'environnement.  Les rencontres avec les villageois resterons des grands moments d'émotion.

 

 

 

 

 

 

 

Par philgou - Publié dans : MISSION MADAGASCAR
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Le matériel que j'utilise est un NIKON D70 que j'associe la plupart du temps avec un ZOOM 100-300 de chez Sigma qui ouvre à F4 sur toute la focale. Depuis peu, je rajoute à tout ce beau monde un multi x 1.4 (sigma également). Les photos de paysages sont prises avec un 18-70 (F3.5-4.5) et pour compléter la panoplie, le Monopod Manfrotto indispensable avec le télé. 

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